Affichage des articles dont le libellé est Les intérieurs sont habités. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Les intérieurs sont habités. Afficher tous les articles

29/09/2026

L'escalier tartare


Xavier Mellery - Escalier 
Pastel sur papier

 

 

    Non, physiquement, Drogo n’est pas diminué, s’il voulait recommencer à faire du cheval et à grimper à toute vitesse les escaliers, il en serait parfaitement capable, mais ce n’est pas là ce qui importe. Ce qui est grave, c’est qu’il n’en éprouve plus l’envie, c’est qu’après le déjeuner il préfère faire une petite sieste au soleil plutôt que de se promener sur le plateau pierreux. C’est cela qui compte, cela seul marque le passage des années.

 

 


 

 

    Oh ! s’il avait pensé à cela, le premier soir où il monta les escaliers une marche à la fois ! Il se sentait un peu las, c’est vrai, il avait la tête dans une sorte d’étau et il n’avait pas la moindre envie de faire son habituelle partie de cartes (il avait, du reste, auparavant, renoncé déjà parfois à grimper les escaliers quatre à quatre, à cause de malaises passagers). Il ne se douta pas le moins du monde que ce soir-là fut très triste pour lui, que, sur ces marches, à cette heure précise, sa jeunesse s’achevait, que, le lendemain, sans aucune raison particulière, il ne reviendrait pas à ses anciens errements, et le surlendemain non plus, ni plus tard, ni jamais.

Dino Buzzati - Le désert des Tartares, 1940 ch. XXV
Trad. Michel Arnaud 
 

 

Quand on lit Le désert à seize ans on découvre (1) cette évidence : plus tard, beaucoup plus tard, les escaliers seront durs à monter. Quelques décennies après, je confirme.

 

(1) Du moins quand on fait partie de ces gens bizarres qui ont besoin de la fiction pour réaliser.  

 

Et de Mellery, déjà. 

13/09/2026

Allers et retours : Eberling


Alfred Eberling - Мастерская в блокаду / Un atelier pendant le blocus, 1942 
Huile sur toile
Musée russe 
 
 
J'ai déjà parlé d'Alfred Eberling, qui fut élève d'Ilia Répine et dont l'œuvre la plus connue, sinon la plus marquante, est le portrait...
 
 

 
...de Lénine sur les billets de banque et les timbres-poste soviétiques après 1937.
 
Je ne sais si cet atelier de 42 était celui d'Eberling. Certes il enseignait encore à Léningrad en 1940 - y était-il encore pendant ce que nous appelons le siège et que les russes nomment Блокада, le blocus (de fin 41 à début 44), comme semble l'attester ce tableau ?
 
On sait en revanche qu'à un certain moment, durant la guerre, Eberling a été évacué dans l'Altaï, et qu'il est revenu à Léningrad au plus tard en 1948 puisque c'est là qu'il qu'il a peint... 
 

 

Alfred Eberling - Натюрморт / Nature morte, 1948
Huile sur toile
Musée d'art national de la région de l'Altaï 
 
 
 
probablement en signe de joie et de retour au foyer.
 
Et puis à la fin ce tableau est retourné dans l'Altaï, sans son peintre.
 
Nature morte est une de mes images préférées. Et oui, cette petite étoile est d'un patriotisme naïf. Mais discret, et remarquez que ce ballon n'est pas rouge, il est vert. Et songez qu'entre ces deux tableaux, entre ces allers et retours,  il y a quelque vingt millions de morts.
 
Songez à ce que ce fut de vivre et de survivre à Saint-Pétersbourg/Pétrograd/Léningrad, bref Piter, de 1872 à 1951, en peignant Nicolas II et Molotov, Trotski et Staline, sans compter les danseuses et les stakhanovistes.
 
Songez enfin que sans Alfred Rudolfovitch Eberling, nous ne verrions pas la Pétersbourg de la toute fin du XIXème siècle, parce que lui, il l'a vue, et qu'avec le Pocket Kodak f10 - un objectif de 65 mm et un obturateur mécanique qui ne fonctionnait qu'à 1/50 - il l'a photographiée : 
 
 
 

 
 
 



 
 







 















On trouvera d'autres photographies ici ou là.

01/04/2026

Les intérieurs sont habités : Glaser/Polsom

 


Wallace Polsom - If 69 - Darwin’s Study, 2015
Collage




Milton Glaser - Therapy with a tomato, 1978

11/03/2026

La lune, dans deux états


Johann Friedrich Julius Schmidt - Maquette de la Lune, 1898
Plâtre sur cadre de bois et métal 
Field Columbian Museum, Chicago, Illinois
 
 

 
 
 

Max Raabe & Palast Orchester - Moon of Alabama
(Kurt Weill & Bertolt Brecht - Mahagonny Songspiel, 1927)
 

14/02/2026

Les intérieurs sont habités : Sedlacek/Satie

Encore une republication, d'un Sedlacek qui avait perdu son Satie...
 
 

Franz Sedlacek - Lied in der Dämmerung / Chant au crépuscule, 1931 
Huile sur bois


Erik Satie - Descriptions automatiques, 1913
Jean-Joël Barbier, piano
Mis en ligne par Jean-Joël Barbier


 

Et de Sedlacek, déjà.

 

 

Et pendant ce temps-là...

...ce que nous appelons intelligence 


18/01/2026

Les intérieurs sont habités : Cayley Robinson


Frederick Cayley Robinson - Interior evening, 1915

 

 

Et déjà. 
 

26/10/2025

Du divin et du Kitsch


Dirk Nijland - Nature morte avec un dragon et une statue du Christ, 1975
Huile sur toile 
 
De Dirk Nijland, déjà. 

14/10/2025

Intérieur/extérieur : le papier peint du Conquérant


Eric Ravilious - Room at the William the Conqueror, Rye Harbour, East Sussex, ca 1938
Aquarelle
 
 
Photo : Camra
 
 
Quelques détails supplémentaires chez Robjn Cantus. Et, de Ravilious, déjà. 

 

30/09/2025

Bon, j'y vais (mais trois fois)

 

Walter Richard Sickert - Off to the pub, 1911
Huile sur toile
Tate
 
C'est le premier tableau où apparaît Hubby, un des modèles favoris de Sickert, à l'époque. Un camarade d'école, tombé dans la débine, l'alcoolisme et les petits délits. Sickert payait ses séances à sa femme pour qu'il ne boive pas tout mais Hubby trouvait de l'argent par d'autres sources et, comme il arrivait ivre à l'atelier, le peintre finit par s'en séparer en 1914. Hubby s'engagea la même année dans l'armée et partit très vraisemblablement pour la guerre. On ne sait rien de ce qu'il est advenu de lui.
 
 

 
 
Walter Richard Sickert - Off to the pub (The week-end), ca 1912 
Huile sur toile
Leeds Museum and Galleries



Walter Richard Sickert - A few words (Off to the Pub), ca 1912
Huile sur toile 
Coll. privée

 

De (et à propos de) Sickert, déjà.

01/12/2024

Les intérieurs sont habités : Eliot Hodgkin


 
Eliot Hodgkin - And this is the Dining Room, 1945
Tempéra
 
 

 "In so far as I have any conscious purpose, it is to show the beauty of natural objects which are normally thought uninteresting or even unattractive: such things as Brussels sprouts, turnips, onions, pebbles and flints, bulbs, dead leaves, bleached vertebrae, an old boot cast up by the tide. People sometimes tell me that they had never really ‘seen’ something before I painted it, and I should like to believe this…For myself, if I must put it into words, I try to look at quite simple things as though I were seeing them for the first time and as though no one had ever painted them before."  "I like to show the beauty of things that no one looks at twice."

Eliot Hodgkin

 

Hodgkin était un spécialiste de la nature morte, notamment des légumes et végétaux, comme on peut le voir dans ces œuvres en ligne à la Tate. Pendant la Seconde Guerre il s'était proposé de documenter les plantes sauvages qui poussaient sur les sites bombardés, ainsi dans :

 

Eliot Hodgkin - The Haberdasher's Hall, 8 May 1845  
Tempéra sur panneau
Imperial War Museum, Londres
 
 
 
...un coin de Londres qui a évidemment beaucoup changé.

 

13/10/2024

Un infâme aventurier, élu par une illusion populaire... (avec de vrais morceaux de Victor Hugo dedans)


Jean-Louis Talagrand - La chambre occupée par Rochefort, Proudhon et autres à Sainte Pélagie, 1899
Aquarelle, encre brune et crayon
Musée Carnavalet
Source (Via)
 
 
Du 7 juin 1849 au 4 juin 1852 Proudhon est enfermé à Sainte-Pélagie pour "attaque contre le droit et l'autorité que le Président de la République (1) tient de la Constitution". C'est dans cette chambre qu'il écrit la fameuse lettre "sur l'idée de progrès" qu'il publiera plus tard chez Lebègue à Bruxelles (2) et qui sera interdite en France.
 
 
Eugène Atget - Prison Sainte-Pélagie à Paris
 
 
On pouvait sortir de Sainte-Pélagie, sur permission. Proudhon obtient une journée de sortie le 2 décembre 1851, jour même du coup d'état. Il rencontre Victor Hugo, qui essaie de rassembler les résistances. Il faut se rappeler que durant les journées de Juin, Proudhon et Hugo ne s'étaient pas exactement trouvés du même côté de la barricade.
 
Hugo écrit :
 
Proudhon, qui faisait à cette époque à Sainte-Pélagie ses trois ans de prison pour offense à Louis Bonaparte, avait de temps à autre des permissions de sortie. Le hasard avait fait qu’une de ces permissions était tombée le 2 décembre.

Chose qu’on ne peut s’empêcher de souligner, le 2 décembre, Proudhon était régulièrement détenu en vertu d’une condamnation, et, au moment même où l’on faisait entrer illégalement en prison les représentants inviolables, on en laissait sortir Proudhon qu’on pouvait y garder légalement (3). Proudhon avait profité de cette mise en liberté pour venir nous trouver.

Je connaissais Proudhon pour l’avoir vu à la Conciergerie où étaient enfermés mes deux fils, et Auguste Vacquerie, et Paul Meurice, mes deux illustres amis, et ces vaillants écrivains, Louis Jourdan, Erdan, Suchet ; je ne pouvais m’empêcher de songer que, certes, ce jour-là on n’eût laissé sortir aucun de ces hommes-là.

Cependant Xavier Durieu me parla à l’oreille. – Je quitte Proudhon, me dit-il, il voudrait vous voir. Il vous attend en bas, tout près, à l’entrée de la place, vous le trouverez accoudé au parapet sur le canal.

— J’y vais, lui dis-je.

Je descendis.

Je trouvai en effet, à l’endroit indiqué, Proudhon pensif, les deux coudes appuyés sur le parapet. Il avait ce chapeau à larges bords avec lequel je l’avais souvent vu se promener à grands pas, seul, dans la cour de la Conciergerie.

J’allai à lui.

— Vous voulez me parler ? dis-je.

— Oui.

Et il me serra la main.

Le coin où nous étions était solitaire. Nous avions à gauche la place de la Bastille profonde et obscure ; on n’y voyait rien et l’on y sentait une foule ; des régiments y étaient en bataille ; ils ne bivouaquaient pas, ils étaient prêts à marcher ; on entendait la rumeur sourde des haleines ; la place était pleine de ce fourmillement d’étincelles pâles que font les bayonnettes dans la nuit. Au-dessus de ce gouffre de ténèbres se dressait droite et noire la colonne de Juillet.

Proudhon reprit :

— Voici. Je viens vous avertir, en ami. Vous vous faites des illusions. Le peuple est mis dedans. Il ne bougera pas. Bonaparte l’emportera. Cette bêtise, la restitution du suffrage universel, attrape les niais. Bonaparte passe pour socialiste. Il a dit : Je serai l’empereur de la canaille. C’est une insolence, mais les insolences ont chance de réussir quand elles ont à leur service ceci.

Et Proudhon me montrait du doigt la sinistre lueur des bayonnettes. Il continua :

— Bonaparte a un but. La République a fait le peuple, il veut refaire la populace. Il réussira, et vous échouerez. Il a pour lui la force, les canons, l’erreur du peuple et les sottises de l’Assemblée. Les quelques hommes de la gauche dont vous êtes ne viendront pas à bout du coup d’État. Vous êtes honnêtes, et il a sur vous cet avantage, qu’il est un coquin. Vous avez des scrupules, et il a sur vous cet avantage, qu’il n’en a pas. Cessez de résister, croyez-moi. La situation est sans ressource. Il faut attendre, mais, en ce moment, la lutte serait folle. Qu’espérez-vous ?

— Rien, lui dis-je.

— Et que ferez-vous ?

— Tout.

Au son de ma voix, il comprit que l’insistance était inutile.

— Adieu, me dit-il.

Nous nous quittâmes. Il s’enfonça dans l’ombre, je ne l’ai plus revu.

Victor Hugo
Histoire d'un crime, (Première journée)

(et sur le même sujet, un peu plus de Hugo par ici)
 
 
 
Jean-Paul Laurens - Prisonnier en fuite 
Illustration pour Histoire d'un crime
 
 
Non, il ne fuit pas, il y retourne. Après le coup d'état, toujours enfermé à Sainte Pélagie, Proudhon note :
 
 4 décembre 1851
 
Un infâme aventurier, élu par une illusion populaire pour présider aux destinées de la République, profite de nos discordes civiles pour déchirer la Constitution, suspendre les lois, chasser, emprisonner les représentants, assassiner par ses satellites ceux qui, en résistant, remplissent le plus sacré des devoirs, il ose, le couteau sur la gorge, nous demander la tyrannie. Paris ressemble en ce moment à une femme attachée, bâillonnée et violée par un brigand. Si j’étais libre, je m’ensevelirais sous les ruines de la République avec les citoyens fidèles, ou bien j’irais vivre loin d’une patrie indigne de la liberté.

 

 

À l'Élysée la question se pose...
Illustration pour Histoire d'un crime

 

 9 décembre 1851

Les masses sont peu différentes de ce qu’elles étaient au Moyen Âge. Nous avons cru pouvoir les saisir par la raison, les intérêts, la dignité nationale, l’amour de la liberté. Rien n’y prend. Les deux tiers des paysans croient plus à leur curé qu’à leur avocat ; la fascination de l’empereur Napoléon est telle encore qu’aucun raisonnement ne la peut dissiper. Le Peuple est un monstre qui dévore tous ses bienfaiteurs et ses libérateurs. Il n’y a pas, comme nous l’avions cru, de peuple révolutionnaire ; il n’y a qu’une élite d’hommes qui ont cru pouvoir, en passionnant le peuple, faire passer leurs idées de bien public en application.

 

 15 décembre 1851

Honte à cette nation lâche, pourrie de mercantilisme, à ses royalistes absurdes, à ses jacobins matamores, à sa bourgeoisie égoïste, matérialiste, sans foi ni esprit public, à son prolétariat imbécile toujours avide d’excitations et toujours prêt à toutes les prostitutions. (…) Honte à cette armée dénuée d’esprit public, composée de bêtes féroces, à qui depuis vingt ans les guerres d’Afrique servent d’école pour tuer les hommes sans pitié et sans remords.

Proudhon - Carnets inédits : journal du Second Empire
 CNRS Éditions, Paris, 2009
 

 
Artiste inconnu - Portrait présumé de Pierre-Joseph Proudhon,
entre 1849 et 1865
Huile sur toile
Musée Carnavalet
 
 
Ce post s'insère - à dire vrai comme une sorte de digression - dans une série consacrée à la Technique française du coup d'état, série qui est appelée à se poursuivre et que les événements courants peuvent être amenés, qui sait, à enrichir. L'avenir nous le dira.


 
(1) Louis-Napoléon Bonaparte. A son adresse Proudhon - qui l'avait dans un premier temps ménagé -  avait notamment écrit dans son journal Le Peuple, le 27 janvier 1849 :  
 

 

La condamnation en Cour d'Assises de Proudhon à trois ans d'emprisonnement est une des conséquences directes de l'échec (et du massacre) des Journées de Juin. Plus précisément, les chefs d'accusation étaient 1) délit d’attaque à la Constitution ; 2) attaque aux droits du président de la République ; 3) excitation au mépris et à la haine du gouvernement ; 4) excitation au mépris et à la haine des citoyens les uns contre les autres. Proudhon étant député, les poursuites avaient dû être autorisées par l'Assemblée, par un vote du 14 février 1849. On peut lire ici une étude sur les démêlés de Proudhon avec la justice.
 
(2) On peut lire ici une autre lettre autographe écrite à Sainte-Pélagie, sur le même sujet. 
 
(3) L'étonnement de Hugo se comprend. Il est possible que la permission octroyée à Proudhon ait été l'effet d'une manipulation policière : dans le cas où le faubourg Saint-Antoine se serait soulevé, la présence de Proudhon aurait permis de qualifier d'anarchiste la résistance au coup d'état.

12/10/2024

Les intérieurs sont habités : Londres-Paris, la bombe et la vie

  

Eric Ravilious - Life in a Boarding House, 1930
Peinture murale

 

Le mural fait partie d'une série peinte par Ravilious et Edward Bawden dans le réfectoire du Morley College for Working Men and Women (1) et inaugurée en février 1930 (2). Tout cela n'existe plus car le réfectoire a été ravagé par une bombe durant le Blitz.

 

 

Bertall - Cinq étages du monde parisien 
 Ill. pour Le diable à Paris, Hetzel éd.
Lithographie

 

La litho de Bertall nous est très familière, c'est elle qui figure souvent en couverture des éditions de poche de La vie mode d'emploi.


Et d'Eric Ravilious, déjà.


(1) Qui se trouvait initialement dans les locaux de l'Old Vic.

(2) Pour en savoir plus sur ces peintures, on peut aller voir chez James Russell.

 


26/12/2022

Une voyageuse du temps (une semaine britannique, #6)



William Orpen - Sunlight, ca 1925
Huile sur toile
National Gallery of Ireland
 
 
Le tableau est un hommage à (et une confrontation avec) celui de Monet qu'on voit sur le mur du fond :
 
 
 
Claude Monet - Le Bassin d'Argenteuil avec un seul voilier, 1874
Huile sur toile
 
 
Tableau qu'Orpen possédait à l'époque, et qui se trouve aujourd'hui à la National Gallery of Ireland. On notera le reflet qui se surajoute à ceux du bateau, peints par Monet (et qu'Orpen a modifiés ici, comme d'autres parties d'ailleurs) :
 
 

 
 
Comme une volonté d'incorporer une œuvre à l'autre, et de transformer la modèle d'Orpen en baigneuse d'Argenteuil, à un demi-siècle d'écart.


Et de William Orpen, déjà.
 
 

12/11/2022

Les intérieurs sont habités : Desmazières


Érik Desmazières - Le vent souffle où il veut, 1989 
Eau-forte et aquatinte
 
 
Et d'Érik Desmazières, déjà.