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08/03/2026

Les fleurs, ces métaphores (une semaine Gluck #6)



Gluck - The Devil’s Altar, 1932

 

Chez Gluck, l'intérêt pour les fleurs naît de sa relation avec Constance Pry, fleuriste et décoratrice en arrangement floral renommée, qui avait sa boutique à Mayfair - après Pimlico, signe d'une notable ascension sociale.

 

 


Constance Pry au travail

 

Ascension dont bénéficia Gluck. Elle peignait pour la clientèle très aisée de Pry, qui put combiner, dans les intérieurs blancs à la mode des années 30, combinaisons de fleurs coupées et tableaux de Gluck.

  

 


Gluck - Chromatic, 1932

 

 

 


Gluck - Lilies, 1936

 

 

 


Gluck - Lords and ladies, 1936


 

 

 

Gluck - The Pleiades, 1941

 

27/09/2025

Croire au ciel, se méfier du jardin


Mark Thomas Gibson - So Slips the Knot, 2016
Acrylique sur toile

 

 

 

Mark Thomas Gibson - Precious Moment, 2020
Encre et collage sur papier 



 

01/05/2022

Jadis, je préférais l'automne


Christopher Richard Wynne Nevinson - The Four Seasons : Spring, 1918 
Huile sur toile

 

Et, de Nevinson, déjà.

25/03/2021

Parcs et jardins : Mondrian

Piet Mondrian - Chrysanthème rouge sur fond bleu, ca 1909-10

Huile sur toile

16/03/2021

Pages tournées par la main verte (une semaine de lectures #4)

 

 

Le printemps approche, il est même déjà là...


 

C'est le moment des plantations...



Il est temps d'ouvrir le Codex (Seraphinianus, déjà)

 

Mme Chat - Oui, mais qu'est-ce qu'on fait, alors, pour les limaces et les nuisibles ? 

 

M. Chat - Attends, sois précise, quel genre de nuisibles et/ou de limaces ?

 


 

07/10/2019

Parcs et jardins : A partir d'aujourd'hui je maintiens une distance esthétique


Ignatius Taschner - Schneewittchen / Blanche Neige, ca 1907-1913
Fontaine des contes / Märchenbrunnen, parc de Friedrichshain, Berlin



La Fontaine des contes / Märchenbrunnen fut conçue par Ludwig Hoffmann et construite au début du siècle dernier à l'entrée du parc de Friedrichshain. Les dix principales figures qui ornent la fontaine illustrent les contes de Grimm et sont dues à Ignatius Taschner. D'autres furent produites par Georg Wrba (dont le Rübezahl d'un précédent billet) et Joseph Rauh. L'ensemble fut quasiment détruit pendant la seconde guerre (mondiale), les statues récupérées en mauvais état, des restaurations sommaires entreprises dans les années 50, 70 et 80, pour aboutir à une réfection complète en 2007, les statues ayant longtemps fait la joie des graffiteurs.







L'un des sept nains est censé porter les traits du peintre Adolph Menzel, en guise de protestation après le refus opposé (1) par Guillaume II à l'érection d'un monument à sa mémoire. Mais, entre les misères survenues aux statues d'origine - retrouvées en mauvais état dans un potager en 1950 - et les restaurations successives, difficile de savoir si Menzel est plutôt Prof ou plutôt Grincheux, sans compter que chez les Grimm les nains n'ont pas de noms, tout au plus des numéros. 







Car depuis les frères Grimm nombreuses sont les Blanche Neige, mais ma préférée c'est celle de 




Donald Barthelme - Snow White / Blanche Neige
Atheneum books, 1967, Gallimard 1969
Trad. Céline Zins








(1) Et supposé - en fait Guillaume II autorisa les funérailles officielles de Menzel et même il y participa.

05/10/2019

Parcs et jardins : le seigneur des montagnes


Georg Wrba - Statue de Rübezahl, ca 1907-1913
Märchenbrunnen / Fontaine des contes, Parc de Friedrichshain, Berlin


Rübezahl est un personnage des contes allemands, tchèques et polonais; il aurait son origine dans  les monts du Riesengebirge, d'où son vrai nom Herr der Berge - seigneur des montagnes. C'est un géant - ou parfois un gnome - génie des forêts parfois bienveillant, parfois jouant des tours, parfois assimilé au chasseur sauvage - et en tout cas très méchant quand on l'appelle par ce nom ridicule - Rübezahl, le compteur de navets.

Le conte (1) dit qu'il enleva un jour une princesse pour l'enfermer dans son royaume secret. La princesse se morfondant, il lui offrit un panier rempli de merveilleux navets qui pouvaient se transformer en tout ce qu'elle désirait (2) - y compris les demoiselles de compagnie qui pourraient la distraire. Ce qui se produisit effectivement. Mais bien vite les demoiselles se mettaient à vieillir et à se ratatiner, comme les vieux navets qu'elles étaient. Et il fallait toujours trouver de nouveaux navets, et ils ne duraient jamais assez... et l'hiver vint. Et le gnome (ou le géant, enfin le Seigneur des montagnes) s'en alla replanter des navets, les récolter au printemps, les amener à la princesse, etc...

Mais la princesse s'ennuyait de plus en plus. Donc, un jour, elle inventa un stratagème. Elle demanda au géant - ou au gnome, enfin, au Seigneur des montagnes - une preuve d'amour.

On ne résiste pas à une telle demande.

Gnome, dit-elle (ou Géant...), pour preuve de ton amour, va compter tous les navets qui poussent dans ton royaume, et reviens m'en donner le nombre exact.

Et le géant (ou le gnome) s'exécuta, allant fureter partout avec son boulier / sa calculette / son bâton de Napier ou tout ce que vous voudrez. Il compta, compta, recompta puis revint.

Et la princesse était partie, elle était allée retrouver son prince, il était charmant, ils se marièrent, ils furent heureux, ils eurent beaucoup d'enfants, ils placèrent une partie de leurs économies dans l'immobilier en Floride, une autre partie dans des fonds d'investissement équitable, et le reste dans l'industrie d'armement.

Et le gnome (ou le géant) fut très malheureux, puis il s'en remit, et depuis il erre par les montagnes, parfois gentil, parfois jouant des tours, en tout cas dégoûté des princesses. Mais il aime toujours les navets - regardez, il en a plein son panier (3).

Et maintenant notre question test. Que préférez-vous :
(a) les princesses
(b) les navets
(c) vous pelotonner dans votre lit en pensant aux malins génies qui errent dans la montagne.





(1) On peut lire ici ici (en allemand) la version de Johan Karl August Musäus (1783) et là une adaptation en anglais par Andrew Lang. Pour la version ci-dessus, seuls les chats sont à blâmer.

(2) Sauf, évidemment, un prince charmant.

(3) Ou des raves, ou des betteraves - Rübe, c'est le même mot en allemand. Bon appétit / Guten appetit.







Et pendant ce temps là...

02/08/2019

Parcs et jardins : Francis Speight, usines et pommes de terre


Francis Speight - Depression garden, 1939




Il y a un jeu dans ce titre. Le potager est installé dans une légère dépression du terrain. Mais on appelait aussi Depression Gardens les jardins potagers que les ménages appauvris par la Grande Dépression de 1929 cultivaient pour survivre, derrière leur maison ou, parfois même, dans des terrains fournis par les entreprises. Ainsi ce Depression Garden organisé par la Sheet & Tube de Youngstown pour ses ouvriers : 









Les logements ouvriers à droite, l'aciérie au fond.
Source :  Donna M. DeBlasio - Images of America : Youngstown, Arcadia Pub. 201,  p. 88.


Au plus fort de la Dépression les aciéries de Youngstown fonctionnaient au quart de leur capacité. Jusqu'à trois mille ouvriers ont travaillé dans les Depression Gardens de Youngstown, surnommée Hungry City - la cité de la faim. 

A Detroit à la même époque, cela s'appelait les Thrift Gardens - jardins économiques.







Et toujours à Detroit aujourd'hui, après l'effondrement de l'industrie automobile, cela s'appelle l'Urban Farming, avec différents modèles, depuis Earthworks jusqu'à l'Oakland Avenue Farm et au mégaprojet de la Michigan Urban Farming Initiative...





Le projet MUFI




...tout cela donnant lieu à des débats fort intéressants, en anglais ou en français. Mais de toute façon, une chose est certaine : les usines passent, les pommes de terre resteront.

15/04/2019

Parcs et jardins : Ruskin


John Ruskin - Etude de feuilles de saule, ca 1857
Crayon et aquarelle sur papier

28/03/2019

Parcs et jardins : Caillebotte


Gustave Caillebotte - Jardin potager, Yerres, 1877
Pastel sur papier







Et le chats sont repartis, une nouvelle fois vers les brumes du Nord. Mais ils profitent de la semaine pour republier à partir de demain une série déjà ancienne, à propos de whisky, d'Ecosse et de Don. B.

09/01/2019

Une semaine russe, #2 : porte et fenêtre

Vassili Verechtchaguine - Садовая калитка в Чугучаке / Porte de jardin à Tchougoutchak, 1869-70
Galerie Trétyakov





Constantin Fiodorovitch Iouon - Fenêtre ouverte. Ligatchevo, 1947
Huile sur toile


Et, de Constantin Iouon, déjà.

22/04/2018

Parcs et jardins : Meninsky


Bernard Meninsky - Hampstead House, rear view, 1925
Huile sur toile
Via L'arbre dans l'art

18/04/2018

Duos : Kupka


František Kupka - Portrait de famille, 1910
Huile sur toile
Národní Galerie, Prague
Source



Détail





Exposition Kupka, Grand Palais, jusqu'au 30 juillet.

14/12/2017

Parcs et jardins : Ciel...


Trèves - Jardins du palais des princes-électeurs






Et pendant ce temps-là...

11/12/2017

Parcs et jardins : della Bella


Stefano della Bella - L'Apennin, Villa de Pratolino, ca 1653
Eau-forte, IIème état
Source

10/04/2017

Ronde de nuit : parcs et jardins


Antonio López García - Tomelloso, jardin la nuit, 1980





Et pendant ce temps-là...