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04/07/2026

Ayons congé : à l'hydrogène


 

 

Et voici qu'empruntant sous les yeux d'une foule enthousiaste ce mode de transport révolutionnaire, le fameux dirigeable Lebaudy "Le jaune" à hydrogène avec son moteur Daimler de 40 chevaux, les chats sont repartis pour une destination aussi lointaine qu'inconnue d'où ils reviendront peut-être, qui sait, un jour... Oui, c'est reparti...

 

 

Photographe inconnu, 1903

 

...comme en 1903 ! Vive l'année 1903 ! Vive l'hydrogène ! Vive la double enveloppe en coton et caoutchouc vulcanisé ! Vive le Trocadéro ! Vive le président Émile Loubet ! Que les vents nous soient favorables ! Mais prenez soin de vous par ces temps hérissés de points de basculement...

09/06/2026

San Francisco ? Saint-Valery-en-Caux ?

 


Colette Deréal - À la gare Saint-Lazare, 1962
 
 
 
Et les chats sont partis, ils passeront par la gare Saint-Lazare, ils n'iront pas à San Francisco et ils ne reviendront qu'à la fin du mois, prenez soin de vous par ces temps disruptifs.

06/04/2026

Ayons (une nouvelle fois) (un peu) congé



 

Ce chat, dessiné par 

 

Awashima Chingaku...
 

...est la première image postée sur ce blog le 22 mars 2007, soit il y a un peu plus de 19 ans.

Ce blog va se faire plus épisodique, je ne dis pas qu'il va se mettre complètement en sommeil mais il va sûrement faire de beaux rêves. J'en profite pour réécouter ces petites chansons

 

 
Rebecca Pidgeon - Medley : Auld Lang Syne/Bring it on home 
de l'album The New York girl's club, 1995 
David Mamet pour le poème introductif
 Trad./Robert Burns pour Auld Lang Syne,
paroles et musique de Sam Cooke pour Bring it on home
 
 
que j'avais déjà postées lors d'un (précédent) endormissement de ces notules oculo-félines. Mais Auld Lang Syne ce n'est qu'un au revoir.
 
Prenez grand soin de vous par ces temps contrastés.
 
 
 

26/11/2024

L'art de l'achat et de la vente : Schlosser


Gérard Schlosser - Il n'y a pas beaucoup de monde aujourd'hui, 1970
Acrylique sur toile sablée
Fondation Gandur pour l'Art, Genève

 

Comme Fromanger, Schlosser (1931-2022) me manque, se dit M. Chat. Un gars qui décide de devenir peintre après avoir vu En attendant Godot, ça nous manque, voilà.

 

 

Et pendant ce temps-là... 

...deux publicités gratuites pour Lucy Mushita

07/08/2022

Ciel... envisageons des scénarios

 Laurent Durieux - Perseus' Visitors, 2018, détail
 
 
 
Luke Kemp & alii - Climate endgame : exploring catastrophic climate change scenarios, PNAS (Proceedings of the Academy of Sciences of the United States of America), vol. 119 n°34, 1er août 2022
 
Voir par ici pour un rapide résumé en français de cet intéressant article


The characteristics and vulnerabilities of a modern globalized world where food and transport distribution systems can buffer against traumas will need to feature inwork on societal sensitivity. Such large, interconnected systems bring their own sources of fragility, particularly if networks are relatively homogeneous, with a few dominant nodes highly connected to everyone else. Other important modern-day vulnerabilities include the rapid spread of misinformation  and  disinformation. These epistemic risks are serious concerns for public health crises and have already hindered climate action. A high-level and simplified depiction of how risk cascades could unfold is provided in Fig. 3 :
 



26/06/2022

Un léger coup de pompe en 1918


Max Beckmann - Die Gähnenden / Les bâilleurs du recueil Gesichter / Visages, 1918
Pointe sèche

Quelques mots sur ces bâilleurs par ici

Et des bâilleurs, déjà, ici ou .


 

30/04/2022

Ronde de nuit : ayons congé


Gerard Valck - Fille endormie avec un travail d'aiguille sur ses genoux ou La servante endormie, d'après Michiel van Musscher
Mezzotinte
Source

 
 
Cette gravure ouvre le chapitre I  - À la recherche du sommeil perdu, dormir à l'époque pré-industrielle dans les îles britanniques (et dans le reste du monde occidental) - de l'excellent ouvrage de Roger Ekirch, La grande transformation du sommeil, comment la révolution industrielle a bouleversé nos nuits, éd. Amsterdam 2021.

24/04/2022

L'art de la fenêtre : passer son second tour (hommage légèrement plagiaire à Milène Tournier)


Milène Tournier - Je t'aime comme une fenêtre 
Mis en ligne par Milène Tournier
 
 
 

Je t'aime comme une fenêtre

Je t'aime comme on sortirait de l'isoloir par une fenêtre

Je t'aime comme on ne vote pas pour le pire ni pour le moins pire ni pour le pire du moins

Je t'aime comme on pourrait voter pour le meilleur

Je t'aime comme on pourrait avoir le meilleur sans voter

Je t'aime comme je m'en foutais de voter pour des gens qui obtenaient 0,78 pour cent des suffrages exprimés mais c'était il y a longtemps et qu'on pensait qu'on pouvait avoir le meilleur sans voter mais qu'on votait quand même, par goût du paradoxe

Je t'aime comme un paradoxe

Je t'aime comme une marge d'erreur

Je t'aime comme une télévision qu'on éteint à 20h tous les cinq ans

Je t'aime comme on répond n'importe quoi à un sondage d'opinion politique

Je t'aime comme on fait un sondage d'opinion politique, c'est-à-dire n'importe comment

Je t'aime comme une dette publique, c'est-à-dire beaucoup

Je t'aime comme une banque centrale et ta générosité est sans limite

Je t'aime comme l'Union Européenne si elle était aussi africaine, américaine et asiatique, un peu Pacifique aussi, sans oublier les pôles

Je t'aime comme le Pôle sud

Je vote pour le Pôle sud

Pour un Pôle sud d'une blancheur éclatante

 

Casimir Malévitch - Composition suprématiste : blanc sur blanc, 1918

Museum of Modern Art, New York

 

Sur un papier d'une blancheur éclatante

Et, Seigneur, peu importe que tu n'existes pas

Mais délivre nous du mal

Et du pire

Et aussi du moins pire

 

Alphonse Allais - Album primo-avrilesque, 1897

 

Je t'aime comme un soupir sortant de l'isoloir, immaculé, dans une enveloppe bleu ciel

Je t'aime comme une page blanche sur laquelle on écrira quelque chose plus tard

Comme on sort d'un isoloir

Comme on ouvre une fenêtre

Je t'aime comme une fenêtre.




 

 

 

 


 

 

 


25/03/2022

Les intérieurs sont habités (pendant sept jours) avec un excursus piémontais

Charles Ritchie - Home 1, 2013

Aquarelle et mine de plomb sur papier

 

 

Mme Chat - (renifle, renifle) Bon ben voilà...

M. Chat - (tousse, tousse) On l'a chopé, hein ?

Mme Chat - (éternue, éternue) Y fallait bien, à la fin...

M. Chat - (tourne, retourne dans son panier) Amer savoir, celui qu'on tire du voyage...

Mme Chat - (mouche, mouche) Ben quoi, il était chouette, ce voyage...

M. Chat - Certes, j'ai adoré mais cela dit (solennel, quoique d'une voix éraillée)

Faut-il partir ? rester ? Si tu peux rester, reste...
Pars, s'il le faut. L'un court, et l'autre se tapit
(il se tapit, effectivement).

Mme Chat - Bon, qu'est-ce qu'il y a à lire ?

M. Chat - Ah, le dernier Wu Ming, le bouquin d'Eltchaninoff sur le cosmisme russe, qui le complète harmonieusement (1) et côté images la fabuleuse adaptation de Steinbeck par Rébecca Dautremer, et j'ai du retard sur Mind MGMT, et puis je voudrais relire Lafferty, et Il partigiano Johnny, du moins la traduction (2), et le tome II du Cauchemar d'Innsmouth made in Gou Tanabe, toute la pile, là-bas...

Mme Chat - La pile de gauche ?

M. Chat - La troisième au fond à gauche, sous la poussière...

Mme Chat - Sous la poussière, la plage... (derechef, elle éternue).


Charles Ritchie - Studio Corner, 2010-2012
Aquarelle, mine de plomb et encre sur papier

 

(1) Limites de l'harmonie : on y apprend que Poutine a l'habitude de citer laudativement les cosmistes, notamment Tsiolkovski.

(2) Compte tenu de mon italien bancal, celle-ci :

 

 trad. de Gilles de Van, Gallimard éd. 1973

 

Sans compter que Johnny est une énigme éditoriale indémêlable mais c'est ce qui fait son charme...




...et sans compter aussi que Fenoglio...

 


 

 

 ...c'est Albe, sa République Partisane et les Langhe où tout cela se passe, autant sinon plus que chez Pavese.

14/07/2021

Ayons congé : larguons les amarres


James Tissot - Les animaux entrent dans l'Arche, ca 1896-1902

 

 

Et les chats sont repartis, il s'embarquent, ils s'envolent, ils lâchent prise, ils lèvent l'ancre, ils décrochent, ils se défilent du défilé, ils allument l'hyperpopulsion spatiale, ils filent à travers champs, ils ne sont plus qu'un point à l'horizon, des coordonnées GPS introuvables, ils se tapissent dans un trou noir au fond  de la galaxie, voire sous un édredon... Mais ils reviendront, peut-être, en septembre...



Roméo Dumoulin - En ballon

 
 

11/06/2021

Ronde de nuit : ayons congé


Karin McLean - Red Canoe, 2021

Huile sur toile

Via Pierre Menard

 

 

Et les chats sont partis en vacances. Ils reviendront, peut-être, début juillet. Prenez soin de vous. On ne sait jamais.
 

31/05/2021

La dernière minute


Vanessa Bell - The last minutes posters, 1935 

Huile sur toile
 

26/01/2021

Un petit coup de fatigue


Léon Spilliaert - Le masque fatigué, 1919

Aquarelle et gouache sur papier

01/05/2020

Entendez-vous ce silence (à propos de Charlie parker et de la dérive des continents ) (avertissment : cette bûche va ralentir)


Morten Lasskogen (Morteh) - Lost
Via Forbes




Et les chats, confinés pour un certain temps, voire un temps incertain, s'occupent à autre chose, ouvrent leurs fenêtre, regardent le ciel, referment lesdites fenêtres, rangent leurs bibliothèques...



 (Oui, ça ressemble à ça, mais ça c'est chez Clémentine Mélois) (déjà)



...rouvrent leurs fenêtres, et se disent que les temps ont changé. Que les temps s'accélèrent. Ou ralentissent. C'est selon.

En même temps, entendez-vous ce silence.

Les temps de crise, les vrais, ont de ces précipitations, des rythmes be-bop - comme un solo de Charlie Parker.





Charlie Parker - Tico Tico, 1952
Mis en ligne par Charlie Parker




En même temps, ils ont - ils ont eu, depuis longtemps, pour aboutir ici maintenant, et ils auront - la lenteur de phase, la très basse fréquence des ondes longues, des vagues imperceptibles, des changements climatiques, des mouvements tectoniques, des plaques continentales qui avancent millimètre par millimètre.

Avec comme un bruit, au fond.




Mis en ligne par Tech Insider




Et donc. Je me disais (se dit M. Chat) que de m'astreindre à ces billets quasi-quotidiens, cela reflétait bien l'humeur, le sentiment, cela respectait bien la pulsation, le rythme.

Mais voilà. Les temps ont changé. Et donc. Je me dis.

Que d'une part, pour se caler sur les ondes longues le rythme va considérablement ralentir sur la présente bûche (1). A l'avenir les publications seront ici de périodicité plus aléatoire, au plus hebdomadaire, peut-être même plutôt mensuelle, voire rare. Et idiosyncrasiques. Mais c'était déjà idiosyncrasique et allusif, alors, bon.

Sinon, et d'autre part, pour mieux écouter le be-bop les chats ont aussi un fil pour les petites nouvelles plus ou moins originales, si ça vous intéresse.

Prenez soin - en respectant bien l'ordre suivant, sinon c'est de peu d'effet - de vous, des autres, de la planète, des chauve-souris, des pangolins, des virus, des gouvernements qui courent après les virus. Qui courent plus vite que les gouvernements. Bien des choses se sont mises à courir plus vite que les gouvernements, et pour longtemps. En même temps, entendez-vous ce silence ?




(1) Blog est le diminutif de weblog. Web, à l'origine, c'est du tissu (par extension, spider web, toile d'araignée, et web = toile, réseau). Log, à l'origine toujours, c'est une bûche. Comme celle que tient dans ses bras...




...la log lady de Twin peaks.


Puis c'est la bûche qui leste la corde jetée à l'eau derrière le bateau, pour en mesurer la vitesse. Un petit verre de rhum et, du coup, le log book c'est le journal de bord du navire, dans lequel on note cette vitesse (si on ne l'a pas oubliée, avec le rhum). Puis, par extension (l'influence de la marine, ou du rhum) tout journal de relevés. Enfin, pour les informaticiens du bon (2) vieux temps des salles blanches, la log file ou la log, le journal d'exploitation de la grosse bécane. Puis le weblog, journal sur le réseau (3). Bûche, j'aime bien, c'est joli, non ?

(2) Bon, mais froid. On se caillait dans les salles blanches. Et il fallait cacher la bouteille de rhum.

(3) Individuel. Compatible avec le verre de rhum, voire plus. Pas de chef pour vous surveiller. La navigation en solitaire. Le Challenge Havana Club de la bande passante de nuit. Cet universel tapotis sur les claviers derrière les persiennes closes.
Et puis, un jour, ce silence. Si on écoutait bien ce silence - on pourrait croire à un bruit, dans le fond.


20/01/2020

Ayons congé : Oh boy...


Charles Moore - Martin Luther King Jr. arrêté pour avoir voulu entrer au Tribunal de Montgomery, Alabama pour assister à une audience où comparaissait un de ses amis, 3 septembre 1958
Via Moazedi


L'employé du tribunal vient de lui dire : "Boy, if you don't get the hell away from here, you will need a lawyer yourself."


Aujourd'hui, c'est férié, c'est MLK day (1).



Big Bill Broonzy - When do I get to be called a man, enr. 1955, écrit en 1928
Mis en ligne par DAVO1984FI


When I was born into this world, this is what happened to me
I was never called a man, and now I'm fifty-three
I wonder when,
I wonder when,
I wonder when will I get to be called a man
Do I have to wait till I get ninety-three?

When Uncle Sam called me, I know'ed I'd be called a real McCoy
But I got none of this, they just called me soldier boy
I wonder when,
I wonder when,
I wonder when will I get to be called a man
Do I have to wait till I get ninety-three?

When I got back from overseas, that night we had a ball
Next day I met the old boss, he said "Boy get you some overalls"
I wonder when,
I wonder when,
I wonder when will I get to be called a man
Do I have to wait till I get ninety-three?
I've worked on the levee camps, and axer gangs too
Black man's a boy, don't care what he can do
I wonder when,
I wonder when,
I wonder when will I get to be called a man
Do I have to wait till I get ninety-three?

They said I was uneducated, my clothes were dirty and torn
Now I've got a little education, but I'm still a boy right on
I wonder when,
I wonder when,
I wonder when will I get to be called a man
Do I have to wait till I get ninety-three?





(1) M. Chat : Vous êtes encouragés à proposer à vos députés et sénateurs respectifs l'instauration de quelques jours fériés supplémentaires en France (liste non limitative) :
le jour de Frantz Fanon
le jour d'Aimé Césaire 
le jour de Saint-Georges...

Mme Chat : ...le jour de la mulâtresse Solitude
et pourquoi pas le jour de Louise  Marie Thérèse ?


15/11/2019

La campagne, la vraie


Bernard Buffet - Titre inconnu, 1951
Huile sur toile




Et les chats sont repartis à la campagne. Les chats montent une start-up éphémère de logistique événementielle. Les chats vont transporter des trucs et des machins. Les chats vont manipuler des trousseaux de clefs. Les chats vont patauger là-bas, au bout de nulle part à gauche. Les chats reviendront début décembre. Prenez soin de vous et des autres, essayez de vous faufiler entre les charges de CRS, les explosions de sites Seveso, les épicentres de tremblements de terre et les clôtures de centrales nucléaires, juste bien au milieu, là.

19/10/2019

Ayons congé : soyons fous de joie mais avec précaution


Paolo Virzì - La Pazza gioia / Folles de joie, 2016
Mis en ligne par Cine-woman





Et les chats sont partis au cinéma. De retour vers le 5 novembre. Prenez soin de vous, évitez de camper à côté des sites Seveso seuil haut. 

13/10/2019

Ayons congé : à la légère


Caterina Bueno chante La leggera (trad.)
Mis en ligne par Leandro Campagni





A partir de 3'10" :

Il lunedì la legge non permette
che la leggera la vada a lavorà
tirullallillillero
Il lunedì la legge non permette
che la leggera la vada a lavorà.

Il martedì è giorno di mercato
non 'mai lavorato, nun voglio lavorà
tirullallillillero
il martedì è giorno di mercato
non 'mai lavorato, nun voglio lavorà.

Il mercoledì io vado sul lavoro

piglio la cazzuola mi metto a lavorà
tirullallillillero
piglio la cazzuola, mi casca giù 'l martello
proprio per quello nun voglio lavorà.

Il giovedì poi e l'è il giorno dei santi

noi tutti quanti 'un si vole lavorà
tirullallillillero
il giovedì poi e l'è il giorno dei santi
noi tutti quanti 'un si vole lavorà.

Il venerdì poi è morto Gesù Cristo

'nun l'ho mai visto, nun voglio lavorà
tirullallillillero
il venerdì poi è morto Gesù Cristo
'nun l'ho mai visto, nun voglio lavorà.

Il sabato poi io vado in sul cantone

aspetto il padrone che mi venga a pagà
tirullallillillero
il sabato poi io vado in sul cantone
aspetto il padrone che mi venga a pagà.

E alla leggera che poco gliene importa

la manda sull'ostia la fabbrica e 'l padron
tirullallillillero
e alla leggera che poco gliene importa
la manda sull'ostia la fabbrica e 'l padron.

La forza leggera che canta il cucù

un bacio alla mamma n'Italia mai più.



La loi ne permet pas
Que la Légère aille au travail le lundi
Tirullallillillero
La loi ne permet pas
Que la Légère aille au travail le lundi

Le mardi, c'est jour de marché
On ne travaille jamais, je ne veux pas travailler
Tirullallillillero
Le mardi, c'est jour de marché
On ne travaille jamais, je ne veux pas travailler

Le mercredi, je vais au travail
Je prends la truelle, je me mets au travail
tirullallillillero
Je prends la truelle, un marteau me tombe sur le dos
Je ne peux pas travailler

Et puis, le jeudi, c'est le jour des saints
Aucun de nous ne veut travailler
Tirullallillillero
Et puis, le jeudi, c'est le jour des saints
Aucun de nous ne veut travailler

Puis Jésus Christ est mort le vendredi
On ne l'a jamais vu, mais on ne veut pas travailler
Tirullallillillero
Puis Jésus Christ est mort le vendredi
On ne l'a jamais vu, mais on ne veut pas travailler

Puis, le samedi je vais sur le chantier
J'attends le patron qui vient me payer
Tirullallillillero
Puis, le samedi je vais sur le chantier
J'attends le patron qui vient me payer

À la légère peu nous importe
On envoie au diable l'usine et le patron
Tirullallillillero
À la légère peu nous importe
On envoie au diable l'usine et le patron

Force légère que chante le coucou
Un baiser pour Maman, et adieu l'Italie.



Le train de la légère (il trenino della Leggera, ou La  Leggera tout court) menait en Maremme les travailleurs pauvres de Toscane (ou d'ailleurs).  La Maremme, marécage côtier du sud de la Toscane où sévissait la malaria, a été progressivement asséchée à partir du milieu du XIXème, mais à la fin du siècle elle restait un lieu de travail pénible et infertile, assez semblable à la Camargue et où ne venaient que les saisonniers sous-payés qui n'avaient pas d'autre solution pour survivre. Ils voyageaient alla leggera, sans bagage parce qu'ils n'avaient rien, d'où le surnom du train. Et ils chantaient cette chanson, qui reste pourtant moins connue que Maremma amara.

Caterina Bueno (d'elle, déjà) a transcrit la chanson au début des années soixante à Stia, province d'Arezzo. On en trouvera d'autres versions par ici.




14/08/2019

Ayons congé : le gant et les genêts


Max Klinger - Entführung / Enlèvement, n°9 de la série Ein Handschuh / Un gant, 1881
Eau-forte
Source





Et, sans prendre de gants (1)...





Achille Laugé - Route bordée de genêts, 1920
Huile sur toile



...les chats se sont mis en vacances.



(1) Ce gant a déjà été volé, ici et .