Source
26/02/2020
Les intérieurs sont habités : souverainisme pandémique
Source
25/02/2020
L'art de la rue : devuélveme la libertad
Tino Tovar - ¡Oh capitán, my capitán!
Mis en ligne par ONDA CÁDIZ CARNAVAL
Dans la catégorie Comparsa, c'est le groupe de Tino Tovar qui a donc gagné la grande finale du COAC, le concours officiel du Carnaval de Cadix 2020, au Gran Teatro Falla ce dernier samedi. Ci-dessous, les paroles de la première partie, la Presentación. On trouvera le texte complet de la suite par ici.
Il s'agissait de la partie officielle, depuis samedi toutes les troupes, y compris les ilegales, jouent dans les rues. Hier, c'était le Lundi de la gueule de bois.
Et, sur le Carnaval de Cadix, déjà.
Oh capitán
Tu que quiebras mis cadenas
Tu que me haces tiritar
Tu mi patria sin bandera
Tus mis alas pa volar
Tu mi desgarro de anhelos
Tu la voz de mis desvelos
Tu presente tempestad
Devuélveme
La libertad
Devuélveme
La libertad
Tu que desenredas nuestra sombra
Tu que resucitas mi compás
Tu luchando al frente de los míos
Tu mi más febril debilidad
Tu mi planetario de canciones
Tu mi gaditano despertar
Tu mi trono en piedra ostionería
Tu el que manda en mi trinchera
Tu mi vicio y mi pecado
Mas mortal
Mi realidad más pura y más bonita
de diez a doce encerrao en un portal
Allí donde mis sueños cobran vida
Allí donde me haces especial
Soñando con que abras cortinas
Y otra vez contigo
Y otra vez mi hogar
Soñando con venirte aquí a cantar
Oh capitán, mi capitán
Oh capitán
Eres música y letra
Un estribillo
Un trabalenguas
Y eres piñatav Disfraz y canción
Y eres guitarra
Y mi clave de sol
Y eres tanguillo
Bombo y platillo
Faro de presentación
Y eres papelillos
Y eres serpentinas
Y eres plumero y pregón
Y eres un tachin tatachin
Tretoreto tachin
A nudillo y pulgón
Y eres gaditana y los Duros Antiguos
Y Antonio
Cantando Charlot
Y eres
El Carota y Fletilla
El Sopa y el Peña
Y Aguillo y Pepón
Y eres la magia del caos
La más pura anarquía de la creación
Oh capitán
Oh capitán mi carnaval
Oh carnaval mi capitán
Oh capitán mi carnaval
Oh capitán
Tu carnaval
24/02/2020
Voyageuse en Ré majeur
Félix Mendelssohn - Romance sans paroles en Ré majeur, dédiée à Mlle Lise Cristiani op.109, pour violoncelle et piano, 1845
Jacqueline du Pré, violoncelle
Jacqueline du Pré, violoncelle
Mis en ligne par baroquevoice
...pique de violoncelle...
Ceux qui s'intéressent aux grandes voyageuses comme Lise Cristiani feront bien des découvertes chez Françoise Lapeyre.
C'est vers le milieu du XIXème siècle que l'invention de la...
...pique de violoncelle...
...permit aux femmes de briller sur cet instrument sans être gênées par les robes d'époque. La première virtuose à bénéficier de cette amélioration fut Lise Cristiani.
C'est à Leipzig, à l'occasion d'un concert qu'elle y donna en 1845, que Mendelssohn fit sa connaissance. Il lui dédia cette Romance sans paroles, qui ne fut connue et publiée qu'après sa mort.
Lise Cristiani fut très probablement la première violoncelliste à pénétrer au Kamtchatka, au cours d'un long voyage...
...qui la mena donner ses concerts de Saint-Pétersbourg à Irkoutsk, puis à la Léna, jusqu'à Iakoutsk, Okhotsk et Pétropavlovsk.
Le Tour du Monde, VII, 1863, p. 397
Revenue épuisée à Moscou elle se découvre atteinte de la tuberculose, ce qui ne l'empêche pas de repartir pour l'Ukraine, puis le Caucase, toujours accompagnée de son violoncelle Stravidarius et du vieux pianiste qui la chaperonne. Sur le chemin du retour elle n'a pas encore vingt-six ans quand elle meurt du choléra à Novotcherkassk, chez les cosaques du Don.
De sa correspondance, on a tiré un récit de ses voyages à la première personne, publié en 1863 dans la revue Le Tour du Monde. On peut le lire ici sur Gallica ou là chez François Collin.
"
Partie à la fin de décembre 1848 et revenue à Kasan au commencement de
janvier 1850, mon voyage a duré un an et vingt-cinq jours environ. J'ai
parcouru plus de dix-huit mille verstes de route, un peu plus de cinq
mille lieues de France; j'ai visité quinze villes de la Sibérie, dont
les principales sont Ekaterinenbourg, Tobolsk, Omsk, Tomsk, Irkoutsk,
Kiachta, sur la frontière chinoise, Yakoutsk, Okhotsk, Petropaulowski et
Ayane, aux bouches de l'Amour, villes toutes nouvellement fondées. J'ai
traversé plus de quatre cents cours d'eau petits, moyens et grands ,
dont les plus considérables sont l'Oural, l'Irtish, le Ienisseï, la
Léna, l'Aldan, l'Amour, à son embouchure. J'ai fait tout ce chemin en
brishka, en traîneau, en charrette, en litière, tantôt traînée par des
chevaux, tantôt par des rennes, tantôt par des chiens; quelquefois à
pied, et plus souvent à cheval, surtout dans le trajet d'Iakoutsk à
Okhotsk. J'ai aussi navigué pendant plusieurs centaines de lieues sur
des fleuves qui avaient six ou sept cents lieues de cours, et, pendant
plus de cinquante jours, sur l'océan Pacifique. J'ai reçu l'hospitalité
parmi les Kalmouks, les Kirghis, les Cosaques, les Ostiaks, les Chinois,
les Toungouses, les Yakoutes, les Bouriates, les Kamtschadales, les
sauvages du Shagalien, etc., etc. Je me suis fait entendre en des lieux
où jamais artiste n'était encore parvenu. J'ai donné en tout environ
quarante concerts publics, sans compter les soirées particulières et les
occasions que j'ai pu trouver de faire de la musique pour mon propre
plaisir. "
" Tel est le bilan de ma téméraire entreprise. Pierre qui roule n'amasse
pas de mousse, dit un vieux proverbe; j'ai vérifié par moi-même
l'exactitude de ce dicton. J'ai la mort dans l'âme .... je suis heureuse
comme un galet en pleine tempête .... mes douleurs croissent; mes
forces diminuent; que devenir donc? J'ai tout essayé, même de ce damné
pays où chaque buisson cache une embuscade; mais je n'ai pas de chance,
et au lieu de la balle que j'y cherchais, je n'ai attrapé que des
bonbons enlevés à Schamyl dans une escarmouche! N'est-ce pas du
guignon?... "
Ill. pour Le Tour du Monde
via François Collin
Ceux qui s'intéressent aux grandes voyageuses comme Lise Cristiani feront bien des découvertes chez Françoise Lapeyre.
23/02/2020
Les occupations solitaires : épouse (Laugé, encore)
Musée des Beaux-Arts de Carcassonne
On sait peu de choses de Madame Astre sinon, bien entendu, qu'elle fut l'épouse de Monsieur Astre.
22/02/2020
21/02/2020
20/02/2020
Louons maintenant les modèles : la compagne de l'amiral
Elisabeth Vigée Lebrun - Lady Hamilton en Sibylle de Cumes, 1792
Huile sur toile
Collection privée
Alexandre Dumas - Lady Hamilton ou Souvenirs d'une favorite, T. III, p. 68 : la rencontre de Nelson (1)
Elisabeth Vigée Lebrun - Portrait d'Emma, Lady Hamilton, en bacchante, ca 1790
Huile sur toile
Walker Art Gallery, Liverpool
Alexander Korda - Lady Hamilton, 1941
Mis en ligne par Jonny Yordanova
(1) Faut-il le rappeler, Amy Lyons, dite Emma Hart puis lady Emma Hamilton, qui fut à Londres prostituée, danseuse nue puis un des grands modèles d'art de son temps, est alors l'Ambassadrice, femme de William Hamilton, ambassadeur d'Angleterre à la cour de Naples, et favorite de la reine Marie-Caroline. Elle sera, jusqu'à la mort de l'amiral, la compagne d'Horatio Nelson et la mère de sa fille.
19/02/2020
Ronde de nuit : Shaun Tan
Et, de Shaun Tan, déjà
18/02/2020
A une passante : Laugé/Satie
Fusain et pastel sur toile
Via Mathieu Néouze
Erik Satie - Pièces froides (Airs À Faire Fuir, Danses De Travers) - Reinbert De Leeuw, piano
17/02/2020
16/02/2020
Ronde de nuit : Helge Hommes
Huile et peinture émulsion sur toile
Source
15/02/2020
Ronde de nuit : Daussy, enfin
Raymond Daussy fait partie des artistes dont la trajectoire hésite entre le surréalisme et le réalisme socialiste, ce qui peut s'expliquer par une proximité avec le PCF au moment et au sortir de la seconde guerre - mais pas seulement ; si les rapports du surréalisme avec le réel ont été parfois compliqués sur le plan politique (1), ces intermittences sont aussi celles, plus largement, des rapports entre le réel et sa représentation.
(1) C'est ainsi que Daussy fut parmi les signataires du Manifeste de Surréalistes Révolutionnaires de 1947.
(1) C'est ainsi que Daussy fut parmi les signataires du Manifeste de Surréalistes Révolutionnaires de 1947.
(...)
14/02/2020
Les occupations solitaires : le dehors (Daussy, encore)
Huile sur toile
Via amare-habeo
Remarquez que le mot occupation est polysémique.
13/02/2020
12/02/2020
Peindre ne voir : Hélène Delmaire
Huile sur panneau de bois
Via Red Lipstick Resurrected
Hélène Delmaire - Quickie 2
Via Hélène Delmaire
Hélène Delmaire a, entre autres, peint les tableaux que l'on voit...
...dans Portrait de la jeune fille en feu de Céline Sciamma.
Et, dans le même ordre d'idées : peindre ne dire
Et, dans le même ordre d'idées : peindre ne dire
11/02/2020
10/02/2020
Tableaux parisiens : petits métiers dans un œil russe
Vassili Pérov - Joueuse d'orgue de barbarie à Paris, 1864
...où l'on reconnaît, d'ailleurs, le spectateur 'yau de poêle
09/02/2020
08/02/2020
Compensation et maléfice
George Grosz - Ill. pour Rudolf Omansen, Das unheimliche Huhn, 1958
Coll. privée
George Grosz fuit l'Allemagne en janvier 1933, pour les Etats-Unis. Sous le régime nazi, des centaines de ses œuvres sont confisquées, détruites ou perdues. Grosz et sa femme ne reviennent en Allemagne qu'en 1959 ; ils ont déjà entamé une procédure pour être dédommagés conformément aux lois dite de restitution et de compensation (en abrégé, Bundesentschädigungsgezetz & Bundesrückerstattungsgesetz).
Les procédures sont lentes et labyrinthiques ; Grosz est malade, alcoolique et dépressif ; pour appuyer sa demande il a recours au docteur Rudolf Omansen, du Bureau berlinois des compensations.
Omansen devient son ami. Grosz illustrera sa nouvelle, Das unheimliche Huhn / Le poulet maléfique, l'histoire d'un poulet imaginaire qui devient de plus en plus réel et persécute un pauvre professeur d'archéologie - métaphore des blessures psychiques que diagnostiquait Omansen - entre autres, chez ses patients en attente de compensation.
Omansen devient son ami. Grosz illustrera sa nouvelle, Das unheimliche Huhn / Le poulet maléfique, l'histoire d'un poulet imaginaire qui devient de plus en plus réel et persécute un pauvre professeur d'archéologie - métaphore des blessures psychiques que diagnostiquait Omansen - entre autres, chez ses patients en attente de compensation.
J. G. Jung - George Grosz dessinant dans les ruines de Berlin, 1958
© Archiv Ralph Jentsch
© Archiv Ralph Jentsch
Grosz mourra deux mois après son retour en Allemagne, d'une chute dans les escaliers après avoir trop bu une nuit durant. La nouvelle d'Omansen attendra soixante ans avant d'être publiée.
Il existe un excellent (et maléfique) roman sur le retour des exilés allemands, aux prises avec les procédures de restitution/compensation en Allemagne fédérale après la seconde guerre mondiale : d'Ursula Krechel, Landgericht / Terminus Allemagne dans la traduction française, Carnets Nord éd. 2014.
07/02/2020
Tableaux parisiens : Lionel Fourneaux
Photolithographie
Via un regard oblique
06/02/2020
05/02/2020
On ne se méfie jamais assez : Kubarev/Magritte
Huile sur toile
Philipp Kubarev - Вечные ценности / Valeurs éternelles
Et de Kubarev, déjà.
04/02/2020
Portrait craché : eau-forte et résine pure
Eau-forte
Source : Gallica/BnF
Une des premières eaux-fortes de Meryon (1), elle porte le n°9 dans le catalogue de Schneiderman, qui donne 1849? pour date.
Foleÿ faisait partie, avec Meryon, des officiers de la corvette Le Rhin dans son voyage vers la Nouvelle-Zélande. Tous deux regagnent Paris en 1846, Foleÿ partageant l'appartement de Meryon, rue Neuve-Saint-Etienne-du-Mont, pendant deux ans jusqu'en 1853. C'est probablement pendant cette période que ce dessin est réalisé. De Courtives est l'auteur d'une thèse sur Le haschish en 1848.
Foleÿ faisait partie, avec Meryon, des officiers de la corvette Le Rhin dans son voyage vers la Nouvelle-Zélande. Tous deux regagnent Paris en 1846, Foleÿ partageant l'appartement de Meryon, rue Neuve-Saint-Etienne-du-Mont, pendant deux ans jusqu'en 1853. C'est probablement pendant cette période que ce dessin est réalisé. De Courtives est l'auteur d'une thèse sur Le haschish en 1848.
"Il m'a fait cadeau d'un exemplaire, que je garderai soigneusement comme un échantillon de son esprit, qui me remet souvent Hoffmann en mémoire"
Charles Meryon, lettre à Edouard Foleÿ, 29 avril 1848
De Courtives a pratiqué à Bicêtre aux côtés de Jacques-Joseph Moreau, dit Moreau de Tours, pionnier de la recherche scientifique des effets des drogues sur le système nerveux central, et auteur de l'étude inaugurale sur le sujet, le traité Du haschisch et de l'aliénation mentale (1845).
Il faut rappeler que Moreau de Tours est aussi l'initiateur de ces soirées sur invitation que Théophile Gautier a nommées Le club des haschischins, au cours dequelles les effets de la substance étaient expérimentés par des participants qui pouvaient se nommer Baudelaire, Nerval, Daumier, Balzac.
Le club se réunissait hôtel de Pimodan (aujourd'hui de Lauzun) dans l'Ile Saint-Louis au 17 quai d'Anjou...
...à l'étage noble, dans l'appartement que Boissard de Boisdenier - peintre romantique un peu oublié aujourd'hui (2) - partageait avec Joséphine Bloch dite Marix, un des plus beaux modèles de l'époque, qu'on peut reconnaître dans
Baudelaire quitte l'hôtel de Pimodan à la fin de septembre 45, mais continue à visiter Boissard et Marix - c'est probablement ainsi qu'il participe à quelques-unes des séances mensuelles du club des haschischins. La première qui soit connue des biographes (4) date du 3 novembre 1845, la seconde du 22 décembre suivant - en présence entre autres de Balzac, pour une scène qu'on retrouve dans Les paradis artificiels.
C'est un ou deux ans plus tard, vers 1846 ou 47, que de Courtives, au contact de Moreau lors de son séjour à Bicêtre, goûte au haschisch - sous forme de résine pure, et non pas mélangée comme le faisait Moreau - avant de publier sa thèse et d'être dessiné par Meryon. Cette gravure prend donc place dans le réseau d'affinités et de coïncidences qui relient Meryon et Baudelaire, le poète et le peintre graveur, chacun par excellence, du XIXème siècle parisien.
(1) "Cette pièce, une des premières donc que j'ai gravées, est assez mauvaise, je n'ai besoin de le dire. Ce jeune homme était de St Florentin, où il venait de s'établir, quand je terminai cette petite pièce, faite d'ami à ami. Je lui en envoyai quelques épreuves, dont une où il était représenté à mi-corps, comme dans mon dessin original, ayant à côté de lui un violon dont il jouait assez bien, et quelques instruments de chimie. C'est dans celle-là surtout qu'on peut constater l'infériorité et la gaucherie de mon dessin ; aussi, après avoir corrigé de mon mieux le modelé du visage, m'arrangeai-je, en l'imprimant, de manière à le réduire à cette dernière partie seulement, dans un cadre circulaire." Charles Meryon, Mes observations, 1863.
(2) Il est surtout connu pour son tableau d'un Episode de la retraite de Russie.
(3) Charles Asselineau, Charles Baudelaire : sa vie, son œuvre, pp. 7-8.
(4) Par un billet de Boissard à Théophile Gautier, conservé dans les papiers de ce dernier, cf. Claude Pichois & Jean Ziegler, Charles Baudelaire, Fayard éd. 1996, p. 219.
Le club se réunissait hôtel de Pimodan (aujourd'hui de Lauzun) dans l'Ile Saint-Louis au 17 quai d'Anjou...
Eugène Atget - Hôtel de Lauzun, 17 quai d'Anjou, ca 1900
...à l'étage noble, dans l'appartement que Boissard de Boisdenier - peintre romantique un peu oublié aujourd'hui (2) - partageait avec Joséphine Bloch dite Marix, un des plus beaux modèles de l'époque, qu'on peut reconnaître dans
Charles de Steuben - La Esmeralda, 1839, détail.
Boissard, qui est dans ces années, après Emile Deroy, le second vrai contact de Baudelaire avec le monde de l'art, s'installe vers avril 1845 à l'hôtel de Pimodan, juste au-dessous de l'appartement que Baudelaire loue depuis octobre 1843 :
"sous les combles, un appartement de trois cent cinquante francs par an composé (...) de deux pièces et d'un cabinet. Je revois en ce moment la chambre principale, chambre à coucher et cabinet de travail, uniquement tendue sur les murs et au plafond d'un papier rouge et noir, et éclairée par une seule fenêtre dont les carreaux, jusqu'aux pénultièmes inclusivement, étaient dépolis «afin de ne voir que le ciel», disait-il" (3).
Appartement de Baudelaire à l'hôtel de Pimodan
Baudelaire quitte l'hôtel de Pimodan à la fin de septembre 45, mais continue à visiter Boissard et Marix - c'est probablement ainsi qu'il participe à quelques-unes des séances mensuelles du club des haschischins. La première qui soit connue des biographes (4) date du 3 novembre 1845, la seconde du 22 décembre suivant - en présence entre autres de Balzac, pour une scène qu'on retrouve dans Les paradis artificiels.
C'est un ou deux ans plus tard, vers 1846 ou 47, que de Courtives, au contact de Moreau lors de son séjour à Bicêtre, goûte au haschisch - sous forme de résine pure, et non pas mélangée comme le faisait Moreau - avant de publier sa thèse et d'être dessiné par Meryon. Cette gravure prend donc place dans le réseau d'affinités et de coïncidences qui relient Meryon et Baudelaire, le poète et le peintre graveur, chacun par excellence, du XIXème siècle parisien.
(1) "Cette pièce, une des premières donc que j'ai gravées, est assez mauvaise, je n'ai besoin de le dire. Ce jeune homme était de St Florentin, où il venait de s'établir, quand je terminai cette petite pièce, faite d'ami à ami. Je lui en envoyai quelques épreuves, dont une où il était représenté à mi-corps, comme dans mon dessin original, ayant à côté de lui un violon dont il jouait assez bien, et quelques instruments de chimie. C'est dans celle-là surtout qu'on peut constater l'infériorité et la gaucherie de mon dessin ; aussi, après avoir corrigé de mon mieux le modelé du visage, m'arrangeai-je, en l'imprimant, de manière à le réduire à cette dernière partie seulement, dans un cadre circulaire." Charles Meryon, Mes observations, 1863.
(2) Il est surtout connu pour son tableau d'un Episode de la retraite de Russie.
(3) Charles Asselineau, Charles Baudelaire : sa vie, son œuvre, pp. 7-8.
(4) Par un billet de Boissard à Théophile Gautier, conservé dans les papiers de ce dernier, cf. Claude Pichois & Jean Ziegler, Charles Baudelaire, Fayard éd. 1996, p. 219.
03/02/2020
02/02/2020
Ronde de nuit : Conner / MacDonald
Cosmopolitan, Août 1954
Via Li-An
He had waited five years behind bars, thinking of nothing but the rookie cop whose lies had put him there. Now, at last, he was free...
01/02/2020
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