Fabricant inconnu - Mains indicatrices, début du XXème siècle Feuille de signes à découper Lithographie en couleurs montée sur papier Source (Via clawmarks et amare-habeo)
Nos aventures ressemblent aux boules magnétisées des billards électriques, aux trajectoires irresponsables, et pourtant calculables.
Walter Sickert - Ô Nuit d’Amour, ca 1922 Huile sur toile
On connaît au moins deux autres toiles et plus d'une dizaine de dessins montrant le cabaret Vernet, quai Henri-IV à Dieppe. Sickert y passait le temps en attendant l'ouverture des tables de jeu du Casino, à minuit.
Et le titre fait probablement référence à la Barcarolle d'Offenbach.
Jacques Offenbach & Jules Barbier - Belle nuit (barcarolle), 1881 Elīna Garanča (Nicklausse), Anna Netrebko (Giulietta)
Boris Pétrovitch Svechnikov - Scène dans la ville Huile sur toile Source
Svechnikov se situe à l'intersection peu fréquentée de deux ensembles : celui des peintres pointillistes et celui des déportés au Goulag (pour activités anti-soviétiques, de 1946 à 1954 au camp d'Oukta, République des Komis) où il produisit une série de dessins à la plume qui sont autant de "rêves d'éternité glissant le long du verre de l'histoire" (Andreï Siniavski).
Francisco de Zurbarán - Une tasse d'eau et une rose sur un plat d'argent, ca 1630 Huile sur toile National Gallery, London Via d1nny
Ici, comme ailleurs chez Zurbarán, la rose est sans doute mystique. Et ce dont est fait le plat pourrait bien venir du Potosí, où les Indiens travaillaient sous le régime de la Mit'a, institution Inca que les conquérants espagnols transformèrent en travail forcé pour l'exploitation intensive des mines d'argent.
Your multilingual business friend Has packed her bags and fled Leaving only ash-filled ashtrays And the lipsticked unmade bed The mirror on reflection
Has climbed back upon the wall
For the floor she found descended
And the ceiling was too tall
Your trouser cuffs are dirty
And your shoes are laced up wrong
You'd better take off your homburg
'Cause your overcoat is too long
The town clock in the market square
Stands waiting for the hour
When its hands they both turn backwards
And on meeting will devour
Both themselves and also any fool
Who dares to tell the time
And the sun and moon will shatter
And the signposts cease to sign
Ta copine de boulot multilingue A fait ses malles et s'est taillée elle n'a laissé que les cendriers pleins et le lit défait plein de rouge à lèvres
Le miroir à la réflexion Est remonté sur le mur Le sol descendait, trouvait-elle Et le plafond était trop haut Ton pantalon a les revers sales Et tes chaussures sont mal lacées Tu devrais ôter ton chapeau (1) Car ton pardessus est trop long L’horloge de la ville est sur la place du marché Elle attend l’heure où ses aiguilles Tourneront toutes deux à l’envers Et quand elles se rencontreront Elles ne feront qu’une bouchée D’abord, l’une de l’autre Et aussi de tous les idiots Qui se risqueraient à dire l’heure Et puis le soleil et la lune Eclateront en mille morceaux Et les panneaux indicateurs S'arrêteront d'indiquer
(1) mou, le chapeau, mou… Homburg c’est ça, un chapeau mou.
Salle des fiches bricolage du professeur Choron Exposition Hara-Kiri photo, rencontres d'Arles, 4 juillet - 25 septembre 2016
L'humoriste classique fait des blagues sur les Belges, les blondes, les Noirs : les minorités, quoi. Choron a fait des blagues sur les chaussettes, le dictionnaire, l'Opéra, la baguette, la soupe, les saucisses, les tourne-disques et le cosmos, c'est-à-dire tout ce que tout le monde estime évident, mais qui ne l'est pas du tout, ni dans ses origines, ni dans ses fins.
Vitaly Komar & Alexandre Melamid - On frappe à la porte, 1982-83, de la série Réalisme socialiste nostalgique Huile et tempéra sur toile
La lampe opaline, un rappel des innombrables portraits de leaders au bureau, jusque tard dans la nuit. Le tapis et le livre, d'un rouge classique. Précipité sous la table quand on frappe à sa porte, le personnage éprouve la Большой террор, la Grande Terreur des années 1937-38.
Et de Komar & Melamid, déjà.