17/11/2015

Une semaine T.C. Gotch : Ciel... suite et fin


Thomas Cooper Gotch - Sunset 
Huile sur toile

16/11/2015

Une semaine T.C. Gotch : à une passante


Thomas Cooper Gotch - Death the Bride / La Mort en nouvelle épousée, 1894-1895
Huile sur toile
Alfred East Art Gallery, Kettering


Le même thème, chez Lévy-Dhurmer.



15/11/2015

14/11/2015

Une semaine T.C. Gotch : devant le Temps


Thomas Cooper Gotch - A pageant of childhood / Enfance, défilé historique, 1899, détail
Walker Art Gallery, Liverpool



Pageant, difficilement traduisible : défilé en costume, reconstitution historique... Dans le tableau de Cooper Gotch, les âges successifs de la jeunesse passent en musique devant une tapisserie figurant le Temps. La jeunesse, éclatante, rêveuse et brève comme un coup de cymbale.

13/11/2015

Une semaine T.C. Gotch : duo mental


Thomas Cooper Gotch - Mental Arithmetic / Calcul mental, 1883
Huile sur toile 
National Gallery of Victoria, Melbourne






et pendant ce temps-là...
...naître en douce France un 1er Janvier

12/11/2015

Une semaine T.C. Gotch : brillez lanternes de papier


Thomas Cooper Gotch - The Lantern Parade, ca 1918
Huile sur toile 
Collection privée
Via The Near-Sighted Monkey

11/11/2015

Une semaine T. C. Gotch : Ciel...


Thomas Cooper Gotch - Qua-Qua, south of Johannesburg, 1912
Via The Athenæum

10/11/2015

Portait craché : la dame en bleu


Arnold Mason - Lady in a blue dress
Via Aras Gasunias

09/11/2015

L'art au cachot : regarde la route


Brett Whiteley - Œuvre originale pour Walled Garden, poèmes des prisons de Nouvelles Galles du Sud, dirigé par Rose Creswell, 1978
Source



Et de Brett Whiteley, déjà.

08/11/2015

Ronde de nuit : Geerlings


Gerald K. Geerlings - Scenes That Pass In The Night (New York 1931)
Eau-forte et pointe sèche  
Indianapolis Museum of Art

07/11/2015

Portrait craché : l'homme


Wayne Thiebaud - Man




Qu'il peigne des rues vertigineuses ou des pâtisseries, il les nimbe en permanence de la douce lumière du bonheur. Le vertige comme le sucré ont à voir avec l'imminence du bonheur, de même que la peinture de Wayne Thiebaud.





Wayne Thiebaud - Cakes, 1963
 Via designcube



Cartoonist à l'origine (c'est un point commun, et pas le seul, avec le Walt Kuhn des précédents billets) Thiebaud travaille les procédés de la culture de masse et de son imagerie. On l'a classé dans le Pop Art et c'est une erreur - le Pop Art fait de l'art à partir de la culture de masse. Thiebaud est un artiste qui essaie de toutes ses forces de parvenir à la perfection de la culture de masse, à sa béatitude de chose, à son éclatante absence d'intériorité. Que ses étals de gâteaux soient exposés aux côtés de Morandi à Bologne n'empêche pas de remarquer la différence. Les vases de Morandi sont le réarrangement perpétuel d'une harmonie intérieure, un minuscule urbanisme de l'âme dont l'inquiétude renouvelée trouve au tableau suivant un nouveau point d'équilibre. Les étals de Thiebaud, ses distributeurs de bonbons, ses tubes de rouge à lèvre, tout cela est en vitrine ou au comptoir, à distance, dans la douce lumière californienne qui baigne cette marchandise, dans la mélancolie de l'inatteignable, de l'inextinguible, du déjà-parti ou du jamais-satisfaisant. Là où Morandi est tout intériorité, Thiebaud est extériorité; cette plénitude des objets est le chant de l'absence à soi-même. 




Wayne Thiebaud - 8 Lipsticks, 1964



Serait-on Chardin ou Cézanne, qu'on n'arriverait jamais à battre Walt Disney (1) dans le domaine de la promesse de bonheur. Ce qui n'empêche pas de persévérer : c'est ce qui met Thiebaud à part, ce qui fait la beauté de son effort, et qui le distingue du Pop Art. Warhol n'a jamais cru au bonheur par la soupe Campbell. Thiebaud croit au bonheur et le poursuit dans des défilés de gâteaux, sans être tout à fait dupe - il sait qu'il ne sera ni Chardin ni Cézanne car il vient, lui, après Walt Disney.




Wayne Thiebaud - Out Box #1, 1972




Evidemment, ce sont les gâteaux et les tubes de rouge à lèvre qui sont les plus humains dans cette peinture, et souvent les humains qui ressemblent à des objets. C'est le cas de Man - l'Homme, engoncé dans l'anonymat de son costume et que l'on sent pourtant lui aussi, plus timidement certes que les gâteaux, tendu vers le bonheur... Wayne Thiebaud, ou la réification heureuse.



Wayne Thiebaud - Man sitting, back view, 1964
Albrecht-Kemper Museum of Art, St Joseph, Missouri



06/11/2015

L'art de la rixe : Walt Kuhn, encore


Walt Kuhn - Bar Room Fight / Bagarre de saloon, 1919
De la série An Imaginary History of the West
Huile sur carton
Fine Arts Center, Colorado Springs
Source

05/11/2015

Société du spectacle : Walt Kuhn


Pangborn - Walt Kuhn, 1904-1905



Presque trente ans d'écart entre la photo du jeune postimpressionniste de retour d'Europe, bientôt organisateur de l'Armory Show... 




Walt Kuhn - Portrait of the Artist as a Clown (Kansas), 1932
Via The New Criterion



...et l'autoportrait de celui qui a enfin trouvé sa voie, réaliste, dans les pas de l'Ashcan School du côté d'Everett Shinn et George Luks. Peintre mais aussi cartoonist, Kuhn fait partie de ces déambulateurs qui rejouent les thèmes de la demotic culture, mais à leur inquiète façon. Il produit à partir de la fin des années 20 une série de portraits de clowns et de gens du spectacle, parmi les plus impressionnants du siècle dernier.

Notez cependant, entre ces deux images, bien d'autres expériences dont, entre 1900 et 1918, ces incursions d'un fauve au Far-West.

Et, à propos de l'évolution de Walt Kuhn, ici. Aussi, la malle à souvenirs de Walt Kuhn et, tout particulièrement, le Kit Kat Club.

04/11/2015


Lune de Cadaquès, 22 Octobre 2015

03/11/2015

Les destructions de Paris : allons à l'Opéra


Charles Marville - Percement de l’avenue de l’Opéra, Paris, 1876

02/11/2015

01/11/2015

Les vacances du bestiaire : tableaux parisiens


Brett Whiteley - The 15 great dog pisses of Paris / Les 15 grandes pisses de chien de Paris, 1989
De la série des plus de 60 œuvres produites par Brett Whiteley en 60 à Paris en Juin/Juillet 1989
Huile et collage sur toile




Brett Whiteley (1939-1992) dans l'Art Gallery of New South Wales.

30/10/2015

Ayons congé : en 68 déjà, ce problème de chemise...


Publicité pour le Club 15, Le Monde du 13 Mars 1968
Dessin par Avoine
Via In the Mood for Portnawak





Vieilles maisons, vieux papiers : je me souviens, mais autrement, ici ou là.










29/10/2015

Ciel... sans penser à la note d'hôtel laissée en ville


John Taylor Arms - Loop the Loop, 1920
Aquatinte
Source



"Car ils n’ont pas besoin d’argent; ce n’est pas après l’argent qu’ils courent, pas plus qu’après la gloire, parce que la gloire, ça ne peut durer que jusqu’à la course suivante, c’est-à-dire peut-être pas même jusqu’au lendemain. Et ils n’ont pas besoin d’argent sauf de temps en temps quand ils entrent en contact avec l’espèce humaine, comme dans un hôtel pour dormir ou manger de temps en temps ou encore pour acheter un pantalon ou une jupe afin de tenir la police à distance. Parce que l'argent, ce n'est pas ce qui est dur à gagner : ce n'est pas l'argent qui est là-haut à quatorze pieds et demi du sol dans un virage à la verticale autour d'un pilier d'acier à la vitesse de deux ou trois cents milles à l'heure dans un sacré moucheron d'une précision de montre suisse, dont la vitesse maxima n'est pas déterminée par un chiffre sur un petit cadran mais par le moment où vous grillez le moteur ou celui où le moteur se détache des ailes et du train d'atterrissage. Un virage autour du dernier pylône sur le bout de l'aile dont la toile tremble comme une jeune épousée, à bord d'une de ces cages à poules de quatre mille dollars bonne tout au plus pour cinquante heures de vol si l'une d'elles a jamais duré aussi longtemps, et cinq avions en course et le premier prix d'au moins deux cent-trente huit dollars et cinquante-deux cents, moins les pénalités, les droits d'engagement, les commissions et les pourboires. Et tous les autres, femmes, enfants, mécanos, planté sur l'aire à regarder, comme si on les avait dérobés à la vitrine d'un magasin est habillés de combinaisons kaki maculées de graisse, sans même penser à la note d'hôtel laissée en ville ni à l'endroit où on ira manger si on ne gagne pas ni comment on va aller au prochain meeting si le moteur fond et s'écoule par le tuyau d'échappement. Et Shumann n'est même pas propriétaire de son avion."
William Faulkner - Soirée dans New Valois, in Pylône, 1935
Traduction française de R.-N. Raimbault et G.L. Rousselet revue par François Pitavy.