Ne seraient ce portrait et une biographie pas trop ancienne mais déjà épuisée, Edouard Gazanion (1880-1956), natif de Chadrac monté à Paris flamber ses rentes dans le Montmartre des années 1910-20, serait tombé dans l'oubli le plus profond.
Mais quand on cherche on découvre un ami d'Apollinaire, familier de Max Jacob, Mac Orlan, Tristan Derème, André Salmon, Gaston Couté... et surtout de Francis Carco (1).
Carco qui s'échina semble-t-il à faire publier l'unique recueil poétique de Gazanion, Chansons pour celle qui n’est pas venue, Vers et Proses éd. 1910. Poèmes tout aussi oubliés où il trouve cette jolie métaphore potière pour parler...
Certes le vase fut tout d'abord étonné
De sa bizarre destinée.
Et triste, et grave, et stupéfait de voir
Qu'il allait pouvoir
...de son cœur.
(1) Les touristes qui engorgent Montmartre savent-ils vraiment que s'ils sont là ils le doivent aussi au succès de librairie que fut


Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire