18/01/2020

Dans tes rêves : le n°113


Georg-Emmanuel Opiz (ou Opitz) - Le n°113 Palais-Royal, la sortie du n°113, 1815
Dessin à la plume et lavis à l'encre de Chine, aquarelle
Source : Gallica/BnF


De l'ouverture du Palais-Royal jusqu'à 1836, le n°113, galerie de Valois, fut la maison de jeux et de passe la plus célèbre de Paris et, accessoirement, le lieu de tous les fantasmes.

Mais c'est aussi le lieu d'un rêve de Walter Benjamin dans Einbahnstrasse...



Einbahnstrasse / Sens unique, 1923




...où le n°113 fait le titre du troisième fragment (lui-même en trois parties)...









 ...avec, pour la première partie, ce sous-titre : Souterrain.



Au Palais-Royal, le sous-sol du 113 était occupé par un café, le Café Février, où Pâris, ancien garde du corps de Louis XVI,  assassina au soir du 20 janvier 1793 Le Peletier de Saint-Fargeau, secrétaire de la Convention, lequel venait de voter la mort du Roi.



Louis Brion de la tour - Assassinat de Le Peletier de Saint-Fargeau par Pâris à la cave de Février restaurateur au 113 Palais-Royal le 20janvier 1793



Robespierre, dit-on, avait fêté au même endroit avec des amis la proclamation de la République, le 21 septembre 92.

Au-dessus du café se tenait (selon les époques) un restaurant et, dans les étages, d'abord la maison de jeux...



 Le n°113 au Palais-Royal, ca 1800
Dessin à la plume, encre brune, et encre de Chine, lavis à l'encre de Chine
Source : Gallica/BnF



...huit salles de trente-et-quarante et six tables de roulette, ouverte de quatorze heures à l'aurore. C'est là que Blücher perdit plusieurs millions en 1815, selon l'anecdote qu'on retrouve aussi...



Walter Benjamin - Passagenwerk / Paris capitale du XIXème siècle, le livre des passages 
trad. Jean Lacoste, Cerf éd. 1989, p. 509.



...dans les notes de Benjamin pour le Passagenwerk, au cahier O, Prostitution, jeu.

Les passes se faisaient au-dessus ou à côté de la maison de jeux, et le racolage à l'entrée-sortie, galerie de Valois (1).


Car au bordel, comme dans la salle de jeu, c'est la même volupté, très peccamineuse : mettre le destin dans le plaisir.
(...) N'y a-t-il pas une certaine structure de l'argent, qui ne se manifeste qu'avec le destin, et une certaine structure du destin, qui ne se manifeste qu'avec l'argent (2) ?

 

De même qu'au Palais-Royal le 113 était étagé selon ses diverses fonctions, le fragment benjaminien loge ses trois parties - récits de rêves ou récits rêvés - dans des pièces successives - Souterrain, Vestibule, Salle à manger. Dans le Vestibule on entre dans la maison de Goethe, dans la Salle à manger on se trouve dans son cabinet de travail, en présence du poète, puis dans la salle à manger elle-même - où la table se trouve dressée aussi pour toute la famille  de Benjamin, ancêtres compris. A la fin, pour l'aider à se lever on touche le coude de Goethe vieilli, en pleurant d'émotion - retrouvant l'émotion éprouvée à revoir en rêve un ami oublié dans le Souterrain :


N° 113
Les heures qui contiennent la forme,
Se sont écoulées dans la maison du rêve.

SOUTERRAIN. Nous avons depuis longtemps oublié le rituel suivant lequel fut érigée la maison de notre vie. Mais quand elle va être prise d'assaut et que les bombes ennemies éclatent déjà, quelles antiquités faméliques et contournées ne révèlent-elles pas dans les fondations ?! Que n'a-t-on pas enfoui et sacrifié entièrement sous des formules magiques, et quel lugubre cabinet de curiosités, là en bas où les puits les plus profonds se trouvent réservés aux réalités les plus quotidiennes ?! Dans une nuit de désespoir, je me vis en rêve renouer impétueusement amitié et fraternité avec le premier camarade de mes années d'école, que je ne connais plus depuis des décennies déjà, et dont je me souvenais à peine aussi après ce délai.
Mais au réveil, tout s'éclaira : ce que le désespoir, comme une explosion, avait mis au jour, était le cadavre de cet homme, qui était là emmuré de façon à ce que (3) celui devant habiter là un jour ne lui ressemblât en rien.
Walter Benjamin - Sens Unique, N° 113 - Souterrain
Trad.  Anne Longuet Marx
Allia éd. 2015



Ainsi, du tripot parisien à la maison de Weimar, du bordel à la poésie, de l'enfance refoulée à une reconnaissance par le grand âge - ce grand âge que Benjamin n'atteindra jamais, et cette reconnaissance qui lui sera refusée de son vivant - on parcourt les stades de l'oubli, du désespoir, de la remémoration par l'écriture, par ce qui est en quelques lignes la réélaboration de toute une vie.




(1) Sur le marché de la prostitution au Palais-Royal, lire Clyde Plumauzille, Le « marché aux putains » : économies sexuelles et dynamiques spatiales du Palais-Royal dans le Paris révolutionnaire.

(2) Walter Benjamin, Paris capitale du XIXème siècle, cahier O, fragments 1, 1 et 3, 6,  pp. 508 et 514.

(3) Le machen sollte : wer hier einmal wohnt, der soll im nichts ihm gleichen du texte allemand, qui est évidemment la clef de voûte du texte, est de par sa compacité très difficilement traduisible en français. La version de d'Anne Longuet Marx est de loin la meilleure ; on peut la comparer à celle de Jean Lacoste :

C'était le cadavre de cet être qui était emmuré là et devait comprendre que celui qui habite ici maintenant ne doit lui ressembler en rien. (Sens Unique, Maurice nadeau éd. 1978, p.152)

ou à celle de Christophe Jouanlanne :

C'était le cadavre de cet être humain qui était emmuré là et qui était censé faire comprendre ceci : celui à qui il arrive une fois de vivre ici n'est pas censé lui ressembler en quoi que ce soit. (Sens unique, Klincksieck éd. 209, pp. 12-13) (4).

Le verbe Sollen, employé deux fois, marque évidemment la force du refoulement en tant que destin - celui qui est passé par là n'y repassera plus - mais le einmal - une fois - rétablit l'ambiguïté puisque l'on repasse, précisément, une fois - mais sans y repasser vraiment puisqu'on n'est plus ce cadavre. Ce einmal, c'est aussi celui de es war einmal - il était une fois ; le une fois des contes et des rêves, indéfiniment répété.

(4) Il faut saluer l'effort monumental d'édition entrepris sous la direction de Michel Métayer : la traduction chez Klincksieck des Œuvres complètes (édition critique en cours chez Suhrkamp) (5) comprenant d'ores et déjà trois volumes (Critiques et recensions I & II, Sens unique). Il faut rappeler que Sens unique a mis plus de cinquante ans à être traduit en français.

(5) La précédente édition, par Rolf Tiedemann, date de 1974. On peut la consulter ici.



Ceux qui s'intéressent à l'actualité benjaminienne consulteront avec profit le fil twitter de Nathalie Raoux, autrice par ailleurs de Konstellation.

17/01/2020

Ronde de nuit : où est ton âme, que je chevauche ?


Jules Fontanez - Ill. pour Aloysius Bertrand - Gaspard de la nuit, 1903
Source : Gallica/BnF












16/01/2020

Les vacances du bestiaire : Belzère

Stéphane Belzère - La création du monde, vitrail pour la cathédrale de Rodez, 2004-2007







15/01/2020

Aller au charbon

André Devambez - Le charbon (de l'album Douze eaux-fortes, 1915-1917)
Via La Grande Guerre en dessins



D'André Devambez, déjà. 





Et pendant ce temps-là...

14/01/2020

Le bar du coin : Hertha Günther


Herta Günther - Höhles Bierstuben, 1977
Eau-forte en couleurs
Source




La brasserie de Walter et Helene Höhle était au 4 de la Schäferstrasse, dans le quartier de Friedrichstadt, à Dresde où Hertha Günther est née et a vécu (1934-2018). Mais depuis 1989 la rue a beaucoup changé.




Herta Günther - Kneipe / Bar, 1983
Eau-forte en couleurs









13/01/2020

Ciel... Lozowick

Louis Lozowick - Power, 1943
Lithographie
Via Le vagabond des étoiles




Et, de Lozowick (entre autres), déjà.

12/01/2020

Et quitter Babylone


Frans Masereel - La sortie du cinéma, 1924
Gouache sur papier
Via amare-habeo




11/01/2020

Duos : White/Nelson


Charles White - Folksinger (Voice of Jericho : Portrait of Harry Belafonte), 1957
Encre et encre de de couleur sur carton
Collection Pamela & Harry Belafonte





Kadir Nelson - The queen of soul (portrait d'Aretha Franklin, d'après Folksinger de Charles White)
Ill. de couverture pour The New Yorker, numéro paru neuf jours après le décès d'Aretha Franklin




10/01/2020

Les occupations solitaires : les vœux aux esclaves


Giuseppe Verdi / Themistocle Solera - Va, pensiero, sull'ali dorate (chœur des esclaves, Nabucco, 1842)
chanté par le chœur de Radio France en grève
avec la participation de Sibyle Veil, présidente de Radio France
Mis en ligne par Radio France en lutte




Va, pensée, sur tes ailes dorées ;
Va, pose-toi sur les pentes, sur les collines,
Où embaument, tièdes et suaves,
Les douces brises du sol natal !

Salue les rives du Jourdain,
Les tours abattues de Sion ...
Oh ma patrie si belle et perdue !
Ô souvenir si cher et funeste !

Harpe d'or des devins fatidiques,
Pourquoi, muette, pends-tu au saule ?
Rallume les souvenirs dans le cœur,
Parle-nous du temps passé !

Semblable au destin de Solime
Joue le son d'une cruelle lamentation
Ou bien que le Seigneur t'inspire une harmonie
Qui nous donne le courage de supporter nos souffrances !

26/12/2019

Tableaux parisiens : aux pantalons garance


Jean-François Raffaëlli - La Place Monge à Paris
Huile sur toile





 Détail

25/12/2019

La forme d'une ville : traduit du frioulan


Plan de Palmanova, ca 1600




Vous n'avez pas de raison d'être inquiets. C'est Noël. Et vous êtes protégés. Mais s'il vous reste un soupçon, rien qu'un soupçon d'angoisse, les chats, n'écoutant que leur prodigalité, vous offrent une forteresse.




Palmanova, région de Frioul-Vénétie Julienne, 45°54′00″N 13°19′01″E




Solide, construite dans les règles de l'art à la fin du XVième siècle par des gens sérieux : la Sérénissime République de Venise, pour faire pièce aux Ottomans - et aux Habsbourg un peu envahissants.

Palmanova est à la fois une forteresse avant-gardiste (1) et une ville nouvelle géométrique - sur le patron renaissant des cités idéales. Tellement idéale en fait que personne ne voulut l'habiter, au point que la Sérénissime dut la peupler de prisonniers sortis des geôles vénitiennes.

Mais vous, vous pouvez  : cliquez ici. Joyeux Noël frioulan.




Pier Paolo Pasolini - Suite Frioulane (3 & 4), 1944-49
Lue par Pierre Hancisse
Mis en ligne par Poème



(1) Comme Rocroi, autre exemple de cette architecture en étoile, aux fortifications rasantes, conception venue d'Italie bien avant Vauban.


24/12/2019

L'art de la rue : à l'ouest rien de nouveau


Gregor Sailer - France, Complexe de Tir en Zone Urbaine
CENZUB, village fictif de Beauséjour
Source



Gregor Sailer photographie des villes fantômes. Parmi ces fantômes, il en est de guerriers : les centres d'entraînement de diverses armées au combat en zone urbaine. Ce sont des abstractions de Sarajevo, de Falloujah, d'Alep, des abstractions transportables n'importe où, là où vivent 50% de la population mondiale, dans les villes, près de chez vous.







Le CENZUB (Centre d'entraînement aux actions en zone urbaine) a été construit à l'emplacement de l'ancien hameau de Jeoffrécourt et fait partie du camp militaire de Sissonne. Le village fictif mais très opérationnel de Beauséjour comprend soixante-trois maisons plus un module de bidonville et une rue construite à partir de parois de conteneurs.

23/12/2019

Chambre d'enfant : portrait craché (Bustos, encore)


Hermenegildo Bustos - Retrato del niño Pablo Aranda, 1887
Via Munal



22/12/2019

La vie privée des choses : Bustos


Hermenegildo Bustos - Bodegón con piña / Nature morte à l'ananas, 1877
Huile sur toile
Via amare-habeo




Et jadis, aussi, dans une revue disparue...






...par Octavio Paz.

21/12/2019

et une chanson, pour la route, pour l'hiver, pour les premiers grévistes, pour les derniers de cordée...


Jean Sommer - Les meilleurs d'entre nous 
de l'album Le blues du chien, 1977
Mis en ligne par eric .brecard

20/12/2019

19/12/2019

La rue : Doboujinsky


Mstislav Doboujinsky - Город / Ville, 1914



18/12/2019

Au travail : Heinrich Kley


Heinrich Kley - Vue d'une mine, ca 1920
Aquarelle et gouache sur papier



 

15/11/2019

La campagne, la vraie


Bernard Buffet - Titre inconnu, 1951
Huile sur toile




Et les chats sont repartis à la campagne. Les chats montent une start-up éphémère de logistique événementielle. Les chats vont transporter des trucs et des machins. Les chats vont manipuler des trousseaux de clefs. Les chats vont patauger là-bas, au bout de nulle part à gauche. Les chats reviendront début décembre. Prenez soin de vous et des autres, essayez de vous faufiler entre les charges de CRS, les explosions de sites Seveso, les épicentres de tremblements de terre et les clôtures de centrales nucléaires, juste bien au milieu, là.

14/11/2019

Le bar du coin : à l'ouest rien de nouveau


André Devambez - L'espionne, d'une série de douze eaux-fortes (dessins de guerre), 1915-17

13/11/2019

Les vacances du bestiaire : ils ne sèment ni ne moissonnent


Josef Loewenstein - Publicité pour de la nourriture pour poussins, ca 1911-1930, Société Spratt, Berlin
Via ipernity

12/11/2019

L'art de la fenêtre : aux persiennes entre-closes (une semaine Marquet, #7)


Albert Marquet - La Persienne verte, 1945-1946 
Huile sur toile
Collection particulière



1945 : Marquet, antinazi déclaré, réfugié à Alger pendant la guerre, vient de revenir à Paris. On lui propose de rentrer à l'Académie, il refuse ("j'ai répondu par notre vieux cri de guerre, merde pour l'Institut !"). Il suggère la suppression de l'Académie et de l'école des Beaux-Arts ; refuse, une nouvelle fois, la Légion d'honneur ; adhère au PCF. 

L'académie survivra, et les Beaux-Arts de même. Mais chez Marquet, qui peignait d'habitude le paysage depuis sa fenêtre ouverte, les intérieurs se font plus nombreux, et les persiennes de sa maison de La Frette se closent peu à peu. Il y a peut-être des choses qu'un peintre ne veut plus voir - par exemple, ce que son pays était devenu au fil de ces cinq ans.




Albert Marquet - La fenêtre aux plantes grimpantes, ca 1945-46
Huile sur toile
Collection particulière



Curieuses destinée que celles des Fauves. D'un côté, les vieux lions assagis, retournés (1) à l'ordre (et cela, pour Derain, dès 1911), convoyés nolens volens à Weimar par un beau matin (blafard) de 1941.


 Départ des peintres et sculpteurs français pour un voyage en Allemagne organisé par Otto Abetz et Arno Brecker. De gauche à droite : Charles Despiau, Othon Friesz, André Dunoyer de Segonzac, Maurice Vlaminck, Kees Van Dongen, André Derain.
Paris, gare de l'Est, octobre 1941


L'histoire de l'art est officiellement myope - ce qu'elle ne veut pas voir de près se dissout dans un généreux brouillard. On oublie donc que l'Ecole de Paris de l'entre-deux guerres, la vraie, celle qui se vendait bien, s'accrochait avantageusement et se recommandait au grand public, se retrouvait majoritaire dans ce wagon.

Et, très minoritaire, chez les inquiétés - Marquet, réfugié de l'autre côté de la mer, Matisse silencieux à Vence - mais sanctifié par Aragon. Le discret, le silencieux Marquet tombera malade à la fin de 1946 et mourra en Juin 47. Matisse, cloué au lit dans un corset de fer, découpe des papiers ; rejoint l'ami Marquet en 54. Matisse, Marquet, tout au long de ces années sauvés par la couleur.

Alors bien sûr Picasso, bien sûr Léger. Mais la césure est là, artistique et, nolens volens, politique - quand ces persiennes se referment, et quand l'école se déplace de Paris à New York.




(1) Sur le Retour à l'ordre, outre les livres de Jean Laude et Kenneth Silver, voir Robert Storr, Modern Art despite modernism, MoMA, 2000 - mais aussi, dans une optique plus critique, La thèse d'Annick Lantenois ainsi que Philippe Dagen, Le silence des peintres.


11/11/2019

A l'ouest rien de nouveau : Venise (une semaine Marquet, #6)


Albert Marquet - Bateaux de guerre, Venise, 1936
Huile sur toile
Collection Nahmad



1936 : l'armée italienne, qui a envahi l'Ethiopie, entre à Addis-abeba ; elle intervient en même temps en Espagne pour soutenir les nationalistes de Franco. A la fin de l'année, le Duce signera le pacte anti-Komintern qui scelle l'alliance avec l'Allemagne et le Japon.

De par la construction du tableau l'oeil suit d'abord paresseusement l'escalier du pont - probablement Ponte de la Veneta Marina, à l'embouchure du Rio de la Tana, là où devait se trouver l'hôtel d'où peignait Marquet, à sa fenêtre. Puis le regard est ramené, en touriste, par le quai des Schiavoni vers les deux vaisseaux de guerre amarrés à l'entrée du Grand Canal. L'insouciance du vaporetto, la gaieté de la voile jaune sont contredites par les proues menaçantes qu'un reflet verdâtre prolonge vers la pointe du quai des Sette Martiri où le lampadaire, quasi dans l'axe, clôt le parcours en nous redirigeant vers les cuirassés. Nous sommes à Venise sous un ciel clair - et la guerre nous a devancés.

Dans les années 1930, Marquet est proche des peintres de l'AEAR (1) et de la Maison de la culture (2). Jusqu'à la fin de sa vie il reste lié de ce courant - c'est ainsi qu'il devait participer (3) à l'album Vaincre, recueil de planches gravées politiques publié clandestinement en 1944 en soutien à la Résistance.




(1) Association des Ecrivains et Artistes Révolutionnaires, fondée en 1932 par des militants (et sous le regard attentif) du PCF.

(2) La Maison de la Culture, première du nom, est fondée à Paris, rue Navarin, Par Pierre Vaillant-Couturier dans le prolongement de l'AEAR. En 1935 se crée l'Association des peintres, sculpteurs, dessinateurs, graveurs de la Maison de la culture. Marquet figure parmi les quatre présidents d'honneur - les trois autres sont Othon Friesz, Marcel Gromaire et Henri Matisse.

(3) Mais Marquet, réfugié à Alger, ne put transmettre sa réalisation, de même que Gromaire et Lurçat, cf. Laurence Bertrand Dorléac, L'art de la Défaite, Seuil éd. 1993 et 2010, pp. 282 et 383.




 

10/11/2019

Portrait c(r)aché (une semaine Marquet, #5)


Albert Marquet - Nu à contre-jour, 1909
Huile sur toile



09/11/2019

08/11/2019

Les vacances du bestiaire : même pas peur (une semaine Marquet, #3)


Albert Marquet - La petite chèvre, 1912-14
Brosse et Encre sur papier
Via Terminus ante quem

07/11/2019

06/11/2019

Deux balcons sur deux guerres (une semaine Marquet, #1)


Albert Marquet - Balcon, Avenue de Versailles, 1904
Huile sur toile
Musée d'art moderne André Malraux, Le Havre
Via Jean Louis Mazieres





Marc Vaux - Albert Marquet sur son balcon du 1 rue Dauphine en 1945




05/11/2019

L'art de la rue : Speight


Francis Speight - Late Afternoon, 1931




De Speight, déjà.

01/11/2019

L'art de la rue : Santiago encore


Sergio Ortega / Quilapayún - El pueblo unido jamás será vencido, 1973
Orchestre et choeur, rassemblement en souvenir des manifestants tombés durant les jours précédents 
Plaza Sacramentinos, Santiago du Chili, 27 octobre 2019
Mis en ligne par Ilich Torres

22/10/2019

Transports en commun : Santiago


Station de métro incendiée par les manifestants en colère, Santiago du Chili, 19 octobre 2019
Photo AFP




Profitant de circonstances météorologiques exceptionnelles, les chats ont déserté les salles obscures. Ils y retournent de ce pas. Notez cependant que le mercure s'est réchauffé.