13/06/2019

Une semaine aux antipodes : bonus du huitième jour


Charles Blackman - The cigarette shop (Running home), 1954
National Gallery of Australia




Et les chats sont repartis... Ils reviendront (peut-être) le premier juillet...

12/06/2019

Les occupations solitaires : les mers du sud (une semaine aux antipodes, #7)


Rick Amor - Visitor by the Southern Seas, 2000
Huile sur toile
Via Dappled with shadows





Notez que Rick Amor, né le 3 mars 1948, a été également Official War Artist (dans la mission Interfet au Timor oriental, où les Australiens formaient le gros des troupes). Official War Artist, une institution qui perdure, discrètement. Mais sûrement, signe des temps.

Et de Rick Amor, déjà.






Et pendant ce temps-là...

11/06/2019

Une semaine aux antipodes, #6 : Jeffrey Smart


Jeffrey Smart - Factory staff, erehwyna, 1972
Huile sur toile
National Gallery of Victoria





Le personnel d'une usine comme une autre. A Erehwyna - ne cherchez pas sur la carte, vous y êtes déjà.

Jeffrey Smart est un des grands peintres de la solitude moderne, à l'instar de Hopper et Colville. Né à Adélaïde en 1921, il y étudie les Beaux-Arts; à Paris en 1948 il fréquente la Grande Chaumière et l'Académie Montmartre avec Fernand Léger; en 1965 il s'installe en Italie et y meurt, à Arezzo, en 2013. Pour la plus grande partie de sa vie ce fut donc un Australien diasporique - mais où que l'on aille, on reste antipodien.









De Jeffrey Smart, déjà.

10/06/2019

Duos : John Perceval (une semaine aux antipodes, #5)


John Perceval - The Kiss, ca 1960
National Gallery of Victoria



Et voici notre quatrième membre des Antipodiens - mais qui fit aussi partie (tout comme Arthur Boyd et Sidney Nolan, vus précédemment) des Pingouins en colère - soit l'avant-garde artistique des années 1940 en Australie. Perceval était aussi céramiste, comme vous voyez.

09/06/2019

Une semaine aux antipodes, #4 : Ned par Sidney

Sidney Nolan - Ned Kelly, 1955
Huile sur panneau
Source







Avant de se réincarner en Mick Jagger, Ned Kelly, le Robin des bois du Bush, a été peint en série par Sidney Nolan (1917-1992) qui illustra au fil de ses obsessions l'histoire féroce et mythique de la colonisation australienne. La face de Kelly est réduite à sa plus simple expression, la visière de sa célèbre armure.

Ici, on n'est plus chez les Antipodeans, mais dans le Heide Circle, ce qui n'est pas très différent, les mécènes (et leurs goûts) étant les mêmes.

08/06/2019

Les vacances du bestiaire : Arthur Boyd (une semaine aux antipodes, #3)


Arthur Boyd - Reflected Kangaroo, ca 1976
Huile sur toile
Bundanon Trust, Illaroo, New South Wales



Notre troisième AntipodeanArthur Boyd (1920-1999) faisait partie d'une dynastie d'artistes australiens. Il est notamment l'auteur de la série Nabuchodonosor, longue suite de tableaux commencée en 1966 en protestation contre la guerre du Vietnam.




07/06/2019

Ronde de nuit : Charles Blackman (une semaine aux antipodes, #2)


Charles Blackman - The birthday, 1953
Peinture émaillée sur mousseline et panneau de bois
Heide Museum of Modern Art, Bulleen, Victoria





Blackman (1928-2018), comme John Brack (du billet précédent), faisait partie d'un groupe d'artistes australiens qui s'étaient dénommés les





Charles Blackman - Affiche litographiée pour une exposition des Antipodeans
Melbourne, 1959




...Antipodiens. D'autres à suivre.

06/06/2019

Une semaine aux antipodes : John Brack


John Brack - The bar, 1954
National Gallery of Victoria, Melbourne





John Brack (1920-1999) peignait et vivait à Melbourne, et sa grande période est elle des années 50-60. The bar, sur le modèle du Bar au Folies-Bergères, évoque le Six o'clock swill : à l'époque, les bars des hôtels australiens devaient fermer à à 18h et à moins cinq, rituellement, une foule s'amassait pour boire. Dans l'état de Victoria, le six o'clock closing ne fut supprimé que douze ans après la date de ce tableau.

05/06/2019

Ciel...


Zhang Yingnan - Faraway, 2018
Huile sur toile
Via Pierre Ménard



Roger Kelly - New morning, 2000
Via catmota





Et pendant ce temps-là...

04/06/2019

L'éducation et le déduit


Robinet Testard - Enluminure pour le Livre des échecs amoureux moralisé, d'Evrard de Conty, 1496-1498





Le Livre des échecs amoureux est un traité encyclopédique d'éducation princière...








...inspiré en partie du Roman de la Rose...








...et où la discipline de l'amour courtois est enseignée, suivant la tradition, à l'image d'un jeu d'échecs. Le personnage principal, L'Acteur, est accueilli dans le jardin de déduit par la Nature (qui en tient la clef). Là il progresse - censément en sagesse - en jouant avec la Demoiselle, qui gagne à la fin par échec et mat.







A propos d'Evrart de Conty, qui fut maître régent de la Faculté de médecine de Paris et médecin de Charles V, on peut lire sa notice Arlima.


Toutes les images de ce billet ont pour source cette référence Gallica/BnF, celle du manuscrit (fr. 143) enluminé par Robinet Testard pour Louise de Savoie, et probablement destiné à l'éducation du futur François Ier, alors âgé de quatre ou cinq ans. Il existe un autre manuscrit (fr. 9197), enluminé par le Maître d'Antoine Rolin et commenté ici. Ceux qui veulent en savoir un peu plus peuvent lire ces deux articles, ici et .

On peut enfin lire, si on le trouve, le livre d'A.-M. Legare, F. Guichard-Tesson et B. Roy, Le livre des échecs amoureux, Le Chêne éd. 1991, essentiellement consacré au manuscrit d'Antoine Rolin - un compte-rendu par ici.




03/06/2019

02/06/2019

Le retour des panthères de la casbah


Miriam Makeba et Stokely Carmichael au Festival panafricain d'Alger, 1969
Via Divalocity



Ce billet est une publicité gratuite pour le livre d'Elaine Mokhtefi...







...dont j'avais déjà parlé dans ce billet de 2017. Ses souvenirs n'étaient pas encore parus, ils sont donc publiés  dans leur version française (par l'autrice elle-même) avant l'édition anglaise chez Verso en Septembre.






En sus du peu que j'en ai dit, on peut se renseigner par ici et aussi (re)visionner le documentaire de Mohamed ben Slama récemment diffusé sur Arte. La coïncidence avec le présent mouvement de révolte du peuple algérien est évidemment de l'ordre du hasard objectif.






Et pendant ce temps-là...

01/06/2019

Duos : les vacances du bestiaire


Roland Topor - Les Fruits de la passion, affiche pour le film de Shūji Terayama, 1981
Crayons de couleur sur papier
Via amare-habeo





Le film (vraiment pas son meilleur) de Terayama était une adaptation de Retour à Roissy, de Pauline Réage/Dominique Aury/Anne Desclos (1). Mais il est d'autres retours à Roissy, plus actuels - ou toujours les mêmes, c'est selon. 

Notule sérendipitaire : c'est intéressant, ce rapport secret entre le masochisme érotico-mystique et la grande banlieue - il y aurait une thèse à faire.



(1) Dont le vrai roman est sa biographie (2) par Angie David.

(2) Bizarrement fichue peut-être, mais c'est comme ça qu'était la vie en question. Imaginez un instant avoir croisé en une vie tout ce monde-là.








Et pendant ce temps-là...