22/10/2014

Portrait craché : Boilly


Louis Léopold Boilly - Autoportrait grimaçant, ca 1822-1823 
Crayon sur papier
Collection privée

21/10/2014

Ayons congé : faisons les fous


Hendrik Hondius  - Deux Fous de carnaval, d'après Pieter Brueghel l'ancien, 1642
Eau-forte
Via Assaf Kintzer

20/10/2014

Tableaux parisiens : Vollon


Antoine Vollon - Les quais à Paris, XIXème siècle
Via mistralienne

19/10/2014

Ciel... Vassili Raiev


Vassili Iegorovitch Raiev - La Colonne d'Alexandre sous un orage, 1834
Via Anastasia Forsilova

18/10/2014

Cadrans solaires, sobriquets collectifs et blues paysans


Cadran solaire de la Commanderie de Nébian, Hérault, 17 octobre 2014


Quota ? Forte tua
Quelle heure est-il ? Peut-être la tienne

Fantur plures, norunt pauci

Ils sont nombreux à parler, mais peu ont cherché à savoir

Les bavards, les caqueteurs, les babilleurs : 
parlier, charraïre, lengut, barjacaïre, batanaïre, japaïre, coumédian, couplimentous, peïrot, salamandrin...

Les menteurs, trompeurs, gens de mauvaise foi :  malo-fé, bancoroutié, mésourguié, rénégat, trichaïre, estafièr...

Non, les inuits n'ont pas cent mots pour désigner la neige, mais chaque village de mon pays a une grande richesse, ces cent mots pour désigner les fainéants, bavards, songe-creux, imbéciles et escrocs du village  d'à côté... (1)


Daniel Loddo (La Talvèra) & Claude Sicre (Fabulous Trobadors) - Batèstas & cantariás
Mis en ligne par NEon liquide



(1) Pour plus d'exemples, voir André Bernardy, Les sobriquets collectifs, Gard et pays de Langue d'Oc, Ateliers Henri Peladan éd.,1962; rééd. Lacour, 1990.





17/10/2014

The cat's meow : make love to a crocodile


Koko Taylor - I'm a woman
Mis en ligne par localise 1






Et, pendant ce temps-là... 

16/10/2014

Les vacances du bestiaire : Salvator Rosa


Salvator Rosa - Allégorie de la Fortune, ca 1658-1659, détail



"...Ce fut sous cette influence qu’il composa deux grands tableaux qui mirent toute la ville de Rome en émoi. L’un d’eux représentait l’instabilité des choses terrestres, et la figure principale, où le peintre avait personnifie l’inconstance sous l’emblème d’une profession honteuse, ressemblait évidemment à la maîtresse connue d’un cardinal. Le sujet du second tableau était la Fortune occupée à partager ses lots précieux ; mais sa main faisait pleuvoir les chapeaux de cardinaux, les mitres épiscopales, les pièces d’or et tous les insignes d’honneur, sur des ânes bâtés, sur d’ineptes moutons, et d’autres vils animaux, tandis que des hommes de l’aspect le plus noble, et couverts de haillons, attendaient vainement la moindre largesse. Salvator n’avait pris conseil que du dépit et d’une ironique amertume, et les têtes de ces animaux offraient la ressemblance de plusieurs personnages haut placés. 


  On peut s’imaginer quel redoublement de haine suscita sa hardiesse et quelles violences se déchainèrent contre lui. Dame Catterina le prévint, en pleurant, qu’elle s’était aperçu qu’à la tombée de la nuit des gens suspects rôdaient aux abords de la maison, et paraissaient épier chacun de ses pas..."
E. T. A. Hoffmann - Signor Formica, 1821, chap. VI
trad. Henry Egmont.



Salvator Rosa (1615-1673) avait en commun avec Spinoza le fait d'être un admirateur de  Masaniello, et même d'avoir fait son portrait. Un peu moins de deux siècles  plus tard, Salvator Rosa fut aussi le héros de Signor Formica.

De Salvator Rosa, déjà, ici. Et , également, à propos de Masaniello et son possible portrait par Spinoza. Enfin, sur la fameuse Compagnia della morte, à ma connaissance l'unique occurrence historique d'une organisation de lutte armée formée exclusivement d'artistes peintres, voir ici et .


14/10/2014

Duos : Djurović/Hirsch


Goran Djurović  - Doubleganger II, 2013
Huile sur panneau
Via ObsSource


Joseph Hirsch - Visit, 1964
Huile sur toile
Source

Duo : explicatif


Susan Nally - Explaining Rothko, 2011
Via Susan Nally

13/10/2014

L'art de la chute : Tullio Crali


Tullio Crali - Prima che si apra il paracadute / Avant que le parachute s'ouvre, 1939
Huile sur panneau
Casa Cavazzini, Museo d’Arte Moderna e Contemporanea, Udine
© 2014 Artists Rights Society (ARS), New York/SIAE, Rome 
Photo: Claudio Marcon, Udine, Civici Musei e Gallerie di Storia e Arte
Via Art Blart




...et pendant ce temps là...
...un tumblr recensant des ebooks en accès/téléchargement gratuit chez leurs éditeurs (en anglais, orientation cultural studies) : Lasca's bookshelf.

12/10/2014

L'art de la fenêtre : Thomas Zhuang


Thomas Zhuang - Street Series, NYC #182, 2013
Via thomaszhuang

11/10/2014

10/10/2014

L'art de la fenêtre : au gaz


Winthrop Duthie Turney - The Gas Flame, ca. 1934 
Huile sur panneau
Source

09/10/2014

L'art de la lecture : ayons congé (Degas, encore)


Edgar Degas - Danseuse, pendant le repos, ca 1879-80
Pastel
Collection privée
Source



Le Pastel est dédié à Duranty (à mon ami Duranty, Degas, en bas à droite) et fut offert par Degas lors d'une vente en faveur de sa veuve. 

Selon Charles Millard, suivi par Michael Pantazzi (1), le modèle était peut-être Marie Van Goethem, la petite danseuse de quatorze ans.

Marie Geneviève Van Goethem était la  seconde des trois filles d'un tailleur belge et d'une blanchisseuse. Des trois sœurs, toutes entrées en classe de ballet à l'Opéra de Paris, seule la cadette Louise-Joséphine y poursuivra sa carrière. L'aînée, Antoinette, fut condamnée à la prison pour un vol de 700 francs dans une taverne. Selon certains, Marie aurait été exclue de l'Opéra pour absences répétées, selon d'autres elle aurait continué d'y danser jusqu'en 1914. La seule trace qu'on ait d'elle est un article du journal L'événement en date du 10 février 1882, intitulé Paris la nuit, le ballet de l'Opéra :

"Mlle Van Goeuthen - Quinze ans (2). A une sœur figurante et une autre à l'école de danse. - Pose chez les peintres. - Va par conséquent à la brasserie des Martyrs et au Rat Mort."

C'est sur cet article que se fondent les allégations de prostitution qu'on trouve ici ou là dans les biographies de Marie Van Goethem. Autant le Rat Mort (probablement fréquenté par Degas) que la Brasserie des Martyrs étaient des cafés d'artistes, le Rat Mort ayant en outre une réputation de lieu de rendez-vous lesbien.


Le Rat Mort
John Grand-Quarteret - Raphaël et Gambrinus, ou l'art dans la brasserie, Westhausser éd. Paris, 1886




Ainsi passe et s'efface la petite danseuse, son journal à la main dans le froid matin d'hiver d'un atelier, attendant les six ou dix francs que valaient quatre heures de pose et loin de s'imaginer qu'on la vendrait, un jour, pour treize millions de livres.


(1) Degas, éd. Réunion des musées nationaux, 1988, n°215 p.330.


(2) Marie Van Goethem était née le 18 février 1874, mais trichait peut-être sur son âge auprès des habitués du Rat Mort. En tout état de cause son aînée était trop âgée, sa cadette trop jeune pour correspondre à cet article.

08/10/2014

Ciel... Degas


Edgar Degas - Etude de ciel, ca 1869 
Pastel
Collection privée
Source

07/10/2014

06/10/2014

L'art de la rixe : les rêves du cœur


Combat entres les armées du Roi Arthur et du Roi Claudas
Livre de Lancelot del Lac ou Lancelot en prose, ca 1300, Vol 1 f122r 


Tel était le roi Claudas. C'était le plus inquiet, le plus secret et le plus retors prince du monde, le moins généreux aussi : jamais il ne fit un cadeau que lorsqu'il n'y avait pas moyen d'agir autrement. Ses façons étaient fières; il était de haute taille, le visage large et foncé, les sourcils velus, les yeux noirs et écartés, le nez court, retroussé, la barbe et les cheveux mi-noirs, mi-roux, le cou gros, la bouche grande, les dents blanches et coupantes, d'ailleurs aussi bien fait des épaules, des pieds et de tout le corps qu'on pouvait le souhaiter. 

Il se levait et mangeait de grand matin, ne jouait guère aux échecs, aux tables et autres jeux de prud'hommes, mais il aimait d'aller à la chasse et de voler en rivière, au faucon plutôt qu'à l'autour. Il partait ainsi pour chasser deux ou trois jours, toujours à l'improviste. Il ne chevauchait guère que sur de grands chevaux de bataille, même en voyage, ou tout au moins faisait-il mener un destrier auprès de lui, aussi bien en paix qu'en guerre. Son caractère était ensemble bon et mauvais. Ce qu'il préférait, c'était un prud'homme qui fût pauvre : jamais il ne crut qu'un riche pût être prud'homme. Il détestait ceux qui avaient plus de puissance que lui et n'aimait que ses inférieurs. Il allait volontiers à l'église, mais ne faisait aux indigents que de petites aumônes. Et il ne fut jamais amoureux qu'une fois dans sa vie : 

— C'est, disait-il, que le cœur d'un chevalier qui aime désire sans cesse de surpasser tout le monde, mais nul corps, pour valeureux qu'il soit, ne pourrait accomplir sans mourir les rêves du cœur. Certes, si la force du corps était capable de réaliser ce que souhaite le cœur, j’aimerais d'amour toute ma vie, et je passerais en prouesse tous les prud'hommes. Car je sais bien que nul ne peut être tout à fait preux s'il n'aime très loyalement, et je me connais assez pour savoir que j'aimerais plus loyalement que tous les amoureux. 

Ainsi parlait Claudas dans le privé, et il disait vrai car, au temps de ses amours, il avait été loué en maintes terres pour sa chevalerie. 


Jacques Boulenger - Les Romans de la Table Ronde, nouvellement rédigés - Les Enfances de Lancelot VI, 
Claudas de la Terre Déserte, Librairie Plon, 1922

05/10/2014

Fantômes à la rencontre : Larenkov


Sergueï Larenkov - Odessa, 1941-44 / 2014
Mis en ligne par Sergueï Larenkov



Larenkov juxtapose des séquences prises à soixante-dix ans d'écart, dans les mêmes lieux et sous le même angle. Pour les images fixes, il fond les deux vues, à la manière de Marc Hermann. Contrairement à ce dernier, il ne privilégie pas les scènes d'accidents ou de crimes, mais la guerre et la paix. On est libre d'y discerner un sous-texte "pro-russe", comme on dit aujourd'hui (1) (voir ses vidéos sur Kiev et Sébastopol) - on peut y voir aussi un antidote au présentisme des médias.

Voir le site de Sergueï Larenkov.

Sur Odessa, déjà et bien sûr ici. Et pour une petite chanson dans le style odessien, .


(1) c'est-à-dire, au choix : nationaliste russe ou fédéraliste ukrainien tenant compte de la diversité culturelle, linguistique et historique des populations d'Ukraine. Pour une analyse nuancée de la situation en Ukraine, voir par exemple ici. Et pour confronter divers angles de vue sur un même événement, .

04/10/2014

Le greffe : Mambo


Jim Flora - Dessin de couverture pour Mambo for cats, 1955


Various Artists, dont, pour les première et dernière plages :




Pérez Prado - Jazz me blues Mambo
Mis en ligne par Clark Stooksbury






Pérez Prado - St Louis blues Mambo
Mis en ligne par konidolfine

03/10/2014

Les occupations solitaires : la noix


Laurie Lipton - Nutcracker / Casse-noix
Via sometalkaboutart


Autres dessins de Laurie Lipton.

01/10/2014

Inondations, moustaches et façons de parler : trois petits morceaux de Jan dau Melhau


L'Hérault en crue au barrage de la Pansière d'Agde, 18 Septembre 2014
Mis en ligne par Christine Brandani


Parleren d'inondacion. Inondacion, z'an tòst 'dobat, z'an tòst nommat. Inondacion, pòdes creire, quo erat tot simplament lo liet de nòstre riu que desvirava un bocin son chamin per venir far 'na p'ita visita a son cosin, lo liet de nòstra chambra.E quand siguet per s'en tornar, tots 'quilhs que partigueren coma se, tant de muebles, lo quite cosin, quo es ben que lo vougueren segre, degun los forcet pas, segur pas se, l'i 'neren be de bona gracia, l'enveja dau voiatge, sabe-ieu, besonh de chamnhar d'aer... Entre mos quatre murs, ben siclat sus mon cuol, as pas paur ! trobarai be lo perque d'aqueu coma, chas nos aura l'i a plaça per pensar.

On parla d'inondation. Inondation, ils l'ont vite arrangé, ils l'ont vite nommé. Inondation, tu peux croire, c'était tout simplement le lit de notre ruisseau qui détournait un peu son chemin pour venir faire une petite visite à son cousin, le lit de notre chambre. Et quand il fut pour s'en aller, tous ceux qui partirent avec lui, tant de meubles, le cousin même, c'est bien qu'ils voulurent le suivre, personne ne les forçait, sûrement pas lui, ils y allèrent bien de bonne grâce,  l'envie du voyage, est-ce que je sais, besoin de changer d'air... Ente mes quatre murs, bien assis sur mon cul, n'aie pas peur ! je trouverai bien le pourquoi de ce comment, chez nous désormais il y a place pour penser.



Venguet lo temps daus vielhs sens mostachas et de lors vevas de piaus blueis.

Vint le temps des vieux sans moustaches et de leurs veuves aux cheveux bleus.  


Disian ieu, disian tu. Quand disian ieu, parlavan de ilhs,  quand disian tu, avian pres ta plaça.

Ils disaient moi, ils disaient toi. Quand ils disaient moi, ils parlaient d'eux, quand ils disaient toi, ils avaient pris ta place.

Jan dau Melhau - Obras completas / Oeuvres complètes
Edicions dau chamin de Sent Jaume, 1994
respectivement pp. 47, 49 et 115.


Jan dau Melhau, poète, chanteur, conteur et musicien limousin, parle de la danse ici , de ses chansons et du reste , et lançait en Juin dernier l'appel du préfet du maquislà-bas encore.

Les Edicions dau chamin de Sent Jaume sont domiciliées chez l'auteur, à Royer de Meuzac (87380) - c'est par ici (il faut supporter 45" de pub et 25" de Jean-Pierre Pernaut au début, vous étiez prévenus, ne venez pas chougner). On peut aussi trouver des livres de Jan dau Melhau par là-bas (je sais, c'est commercial, mais il faut avoir une pensée pour ces Montpelliérains qui émergent à peine).




30/09/2014

Poésie illustrée : Sentinelle


Martin Drolling - Marceline Desbordes-Valmore
Via petrusplancius



Le Luxembourg

À Béranger.

Jardin si beau devenu sombre,
Tes fleurs attristent ma raison,
Qui, semblable au ramier dans l'ombre,
S'abat au toit de ta prison.
Mais à rêver j'ai passé l'heure ;
Vous qui nous épiez d'en bas,
Ce n'est qu'un pauvre oiseau qui pleure :
Sentinelle ! Ne tirez pas !

Au pied des barreaux formidables
Qui voilent des parents perdus,
Comme en des songes lamentables,
De longs sanglots sont entendus.
Grâce aux sanglots qui bravent l'heure !
Vous qu'ils ont irrité là-bas,
Ce n'est qu'un faible enfant qui pleure :
Sentinelle ! Ne tirez pas !

Partout les lampes sont éteintes,
Les bruits des verroux et des fers
Sont étouffés comme les plaintes
De ces silencieux enfers.
Plus morne et plus lente que l'heure,
A genoux, qui donc est là-bas ?
Ce n'est qu'une femme qui pleure :
Sentinelle ! Ne tirez pas !

Sous l'oeil rouge du réverbère,
Quel est cet objet palpitant,
Près du guichet mordant la terre,
D'âme et de pitié haletant,
Sourd au cri de l'homme et de l'heure ? ...
Vous qui le menacez d'en bas,
Ce n'est qu'un pauvre chien qui pleure :
Sentinelle ! Ne tirez pas !

Paix ! Voici qu'on ouvre une porte :
C'est la mort traînant ses couleurs,
Et l'humble bière qu'on emporte,
Brise en passant de pâles fleurs.
Quand du rebelle a frappé l'heure,
Qui donc ose bénir tout bas ?
Ce n'est qu'un vieux prêtre qui pleure :
Sentinelle ! Ne tirez pas !


Le palais du Luxembourg (ou plus exactement le Petit Luxembourg attenant) était habité, à la fin du XVIIIème siècle, par le comte de Provence, futur Louis XVIII, qui émigra en 1791. Deux ans plus tard, la Convention installa en ces lieux la Maison Nationale de Sûreté, plus connue sous le nom de prison du Luxembourg. Aristocrates et Girondins y séjournèrent - avant d'être guillotinés pour nombre d'entre eux. Danton, Hébert, Camille Desmoulins y logèrent - et David, après Thermidor. L'installation du Directoire au palais - suivi du Sénat napoléonien, de la Chambre des Pairs et de notre Sénat actuel - n'empêcha pas la prison de perdurer tout à côté :



Ambroise Tardieu - Plan de Paris en 1839, détail : Le Luxembourg et la prison de la Cour des Pairs, dite prison du Luxembourg


Elle y était encore sous Louis-Philippe. Prison de la Cour des Pairs, elle avait une préférence pour les régicides et les révolutionnaires. Fieschi y logea jusqu'à son exécution, ainsi que Barbès après l'insurrection de 1839 - c'est probablement à cette occasion que Desbordes-Valmore tenta d'intercéder pour lui, le rebelle, auprès de la reine Marie-Amélie et du député Martin du Nord.

En ces jours ou l'extrême-droite, signe des temps, fait une entrée remarquée dans ce palais où se concocta le 18 Brumaire et où se succèdent quiètement depuis deux siècles les assemblées les plus réactionnaires de France, il n'est pas inutile de rappeler que ces lieux furent aussi et tout naturellement l'antichambre de l'échafaud.





Marceline Desbordes-Valmore, comédienne et poétesse qui passa une partie de sa vie à intervenir pour les prisonniers, fut la première à réintroduire (longtemps après Ronsard et avant Verlaine ou Rimbaud) l'hendécasyllabe dans le vers français, ainsi dans La fileuse et l'enfant et  Rêve intermittent d'une nuit triste. A ceux qui veulent lire Desbordes-Valmore, il est conseillé de commencer par ses dernières poésies. Et puis, on aime ou pas la façon dont c'est chanté, mais ça se chante encore...


Béranger, dédicataire du poème, fut condamné à la prison pour ses chansons, à deux reprises sous la Restauration.