18/01/2019

L'art de la fenêtre : des soucis pour le rédacteur en chef (Une semaine Nevinson, #1)


Christopher Richard Wynne Nevinson - Un studio à Montparnasse, 1926
Huile sur toile
Tate Gallery, CC-BY-NC-ND (3.0 Unported)





Le studio était celui de Sisley Huddleston, l'auteur, entre autres, de





(Harraps, 1936)





...et de bien d'autres guides-souvenirs du Paris des années 20 et 30. Quand Un studio à Montparnasse fut présenté à la Tate par H. G. Wells, ami de Nevinson, Huddleston adressa aux journaux une lettre de protestation : c'était son studio et on n'aurait pas dû y peindre un nu.


"Je pense qu'il avait fait ça en grande partie comme une blague (1) (...) D'un autre côté, il était rédacteur en chef du Christian Science Monitor en Europe, et il pouvait craindre qu'un bonne âme américaine puisse "s'imaginer des choses" en reconnaissant son studio à la Tate..."
C. R. W. Nevinson - Paint and prejudice, Harcourt Brace, New York, 1938, p. 233



Oui, les chats commencent une semaine Nevinson. Les chats adorent Nevinson.




(1) En français dans le texte.






Et pendant ce temps là...





17/01/2019

Société du spectacle : le bagnard du kabuki


Yamamura Kōka (Toyonari) - Morita Kan'ya XIII dans le rôle de Jean Valjean, 1921, de la série Les fleurs du monde théâtral
Gravure sur bois




Comme d'autres acteurs de Kabuki de l'ère Taishō, Morita Kan'ya XIII jouait également dans des pièces d'auteurs occidentaux. Il avait tenu le rôle d'Hamlet en 1919 et l'année suivante, donc, il jouait dans Les Misérables au... 



Théâtre Yūraku, Tokyo, ca 1930.



Le Yūraku, situé à Ginza prés du pont Sukiyabashi, ouvrit ses portes en 1908; avec ses 900 sièges et deux balcons, ce fut le premier théâtre à l'occidentale du Japon, et le premier à présenter une pièce étrangère : John Gabriel Borkman, d'Ibsen, en 1911.




16/01/2019

Chapeau, rideau, face et profil


August Macke - Portrait de la femme de l'artiste avec un chapeau




Giovanni Boldini - Le rideau rouge




Et pendant ce temps là...
...La bêtise et la morale se sont enfin trouvées (le décembre noir de Tumblr, ici, et encore ...)

15/01/2019

Une semaine russe, bonus du huitième jour : la chanson de l'anneau


Joseph Brodsky - Je rapporterai du futur une larme versée - Musique de Victor Berkovski, chanté par Polina Agureeva...
Mis en ligne par Stengazeta




...et chanté par Lisa Shtrambrand, (ou DvoinoiBekar)
Mi sen ligne par Chibych



Пролитую слезу
Из будущего привезу,
Вставлю ее в колечко.
Будешь гулять одна,
Надевай его на
Безымянный, конечно.
Ах, у других мужья,
Перстеньки из рыжья,
Серьги из перламутра.
А у меня слеза -
Жидкая бирюза,
Просыхает под утро.
Носи перстенек, пока
Виден издалека,
Потом другой подберется.
А надоест хранить, -
Будет что уронить
Ночью на дно колодца


Je rapporterai du futur,
Une larme versée,
Dans un petit anneau, je l’enchâsserai.
Si tu te promènes seule,
Passe-le sur...
Sur ton annulaire, bien sûr.
Et les autres, elles ont leurs maris,
Des anneaux jaunets,
Des boucles d'oreille nacrées.
Et moi, j’ai une larme,
Une turquoise liquide,
Qui sèche au petit matin.
Tant qu’il est visible de loin,
Porte l’anneau.
Après, il s’en trouvera un autre.
Et si tu te lasses de le porter,
Tu auras quelque chose à laisser tomber
Au fond d’un puits, dans la nuit.
Traduction de Sarah p. Struve.


14/01/2019

Une semaine russe, #7 : la nounou et la Madone


Léon Bakst - Portrait de Serge Pavlovitch Diaghilev avec sa nourrice, 1905
Huile sur toile
Musée Russe, Saint-Pétersbourg





Tamara Karsavina - Ma vie : l'étoile des ballets russes raconte, 1930, Complexe éd. pour l'édition française, trad. Denyse Clairouin, p.181





Léon Bakst - Portrait de Zinaïda Hippius, 1906
Crayon, craie et sanguine sur papier et carton
Galerie Trétyakov, Moscou





Zinaïda Hippius, qu'on a parfois surnommée la Madone décadente, est entre bien d'autres choses la grande figure féminine du symbolisme russe. Sous-jacente à ces deux célèbres portraits, la concurrence feutrée de l'imprésario et de la poétesse - entre leurs deux revues, Le Monde de l'art et Nouvelle voie, mais aussi dans le difficile partage d'un objet amoureux, Dimitri Philosophov.





Pour ceux qui s'intéresseraient à Zinaïda Hippius, quelques entrées dans un blog en français : 1, 2, 3 et 4 - et un article.

Sur le symbolisme russe et le cercle de Merejkovski-Hippius, on peut  lire ce livre sous la direction de J.-C. Marcadé et, en anglais, le livre de Bernice Glazer Rosenthal

13/01/2019

Une semaine russe, #6 : Pétrov-Vodkine ou la vie des choses

 Kouzma Pétrov-Vodkine - Nature morte avec Samovar



Kouzma Pétrov-Vodkine - Nature morte avec un miroir, 1919







Et de Pétrov-Vodkine déjà : ici, , et encore .

12/01/2019

Une semaine russe, #5 : les héros font la paix


Alexandre Kosolapov - Héros, leader, dieu.



Kosolapov est un représentant du Sotsart, l'art dissident/détournant de l'ère soviétique, dont les premiers instigateurs furent en 1972 Vitaly Komar et  Alexandre Melamid, dont les chats ont déjà parlé.  Le Sotsart avait fait l'objet d'une grande exposition à la galerie Trétyakov en 2007, reprise l'année suivante (mais après censure) à la défunte Maison rouge de Paris. La continuation du Sotsart, notamment par Kosolapov, longtemps après la chute de l'empire soviétique...





Alexandre Kosolapov - Tatline - Mort de l'avant-garde



...pose plusieurs questions.




Alexandre Kosolapov - Mickey Magritte



 S'agit-il de la pure exploitation commerciale de ce qui fut, à l'origine, un éclat de rire libérateur ?




Alexandre Kosolapov - Amex



Ou s'agit-il du retournement du détournement - l'image du despote en héros de Comics, une fois le despote lui-même disparu, n'étant alors que le signifiant fantôme, la signature illisible d'une dictature globale, finalement unifiée ?



Alexandre Kosolapov - Big Mac, 1983









Et pendant ce temps-là...

11/01/2019

Une semaine russe, #4 : deux fois la main


Vassili Polenov - Кисть правой руки, сжимающей посох / Main droite, serrant le bâton, ca 1885
Huile sur toile, sur carton
Musée Russe, Saint-Pétersbourg






Iaroslav Kourbanov - Cry

10/01/2019

Une semaine russe, #3 : tableaux de chasse


Constantin Korovine - Неудача / Raté, ca 1880
Huile sur toile





Iouri Belov - Un modèle en chasseur, 1952
Huile sur toile




Et pendant ce temps-là...



09/01/2019

Une semaine russe, #2 : porte et fenêtre

Vassili Verechtchaguine - Садовая калитка в Чугучаке / Porte de jardin à Tchougoutchak, 1869-70
Galerie Trétyakov





Constantin Fiodorovitch Iouon - Fenêtre ouverte. Ligatchevo, 1947
Huile sur toile


Et, de Constantin Iouon, déjà.

08/01/2019

La bibliothèque, et la nuit (une semaine russe, #1)


Mstislav Valerianovitch Doboujinski - Автопортрет. У книжной полки / Autoportrait. Aux étagères de livres
Via Музей рисунка






Mstislav Valerianovitch Doboujinski - Окно парикмахерской / La fenêtre du coiffeur, 1906
Aquarelle, gouache et fusain
Galerie Trétiakov, Moscou


Une semaine russe, encore une, qui commence... (et aussi de Doboujinski, déjà ici et ).

07/01/2019

Société du spectacle : Le succès vient de ce que le public croit entrer de moitié dans la pièce


Dessinateur inconnu - Costume de théâtre : Saint-Germain, rôle de Pétillon dans Bébé, 11avril 1877





La baronne a voulu donner un répétiteur à son fils, pour le hâter dans ses examens. Il faut dire que Gaston est un véritable cancre. Or, Pétillon a une façon de professer qui est un poème de tolérance ; il laisse ses élèves, Gaston et Arthur, causer de leurs maîtresses et de leurs parties fines, entre deux commentaires du Code ; il se mêle lui-même à la conversation, avec le rire sournois et gourmand d’un cuistre voluptueux qui n’est pas assez riche pour contenter ses passions. Une des scènes les plus drôles est celle-ci : le baron surprend ces messieurs tapant sur le piano, dansant avec des dames ; et Pétillon sauve les garnements, en expliquant que sa méthode consiste à apprendre le Code en musique. Il va jusqu’à chanter plusieurs articles. C’est là une bonne extravagance. La salle entière a été prise d’un fou rire.





Adrien Marie (dessin) Smeeton-Tilly (graveurs) - Bébé, comédie en trois actes de MM. de Najac et Hennequin, Théâtre du Gymnase, 1877
L'Illustration, 24 mars 1877
Source : Gallica/BnF




On rit, parce que tous les personnages courent sur la scène. Cette débandade qui entre, sort, se cache, reparaît, fait claquer les portes, étourdit les spectateurs et les charme. Cela, d’ailleurs, pourrait continuer éternellement. S’il n’y a pas de raison pour que cela commence, il y en a encore moins pour que cela finisse. 

Ce genre de pièces à quiproquos est toujours d’un effet sûr. Seulement, je trouve qu’il fatigue vite. Un acte suffirait. Au troisième acte de Bébé, je commençais à être ahuri. Rien d’énervant à la longue comme de voir tous les personnages se précipiter les uns derrière les autres ; on voudrait qu’ils se tinssent enfin tranquilles, pour les entendre causer comme tout le monde. S’ils n’ont rien à dire, pourquoi ne se contentent ils pas de jouer une pantomime ? cela serait aussi réjouissant. En somme, je le répète, le genre est gros et absolument inférieur. Le succès vient de ce que le public croit entrer de moitié dans la pièce.
Emile Zola - Le naturalisme au théâtre : le vaudeville, 1881





Draner - Saint-Germain dans le rôle de Pétillon, Théâtre du Gymnase, 1877
Aquarelle
Source : Gallica/BnF




06/01/2019

D'après nature

Jean-Jacques Lequeu - Le grand baailleur
Plume et lavis de couleurs
Source : Gallica/BnF




A l'occasion de l'exposition Lequeu, republication de deux dessins postés il y a une bonne dizaine d'années (comme le temps passe...)





Jean-Jacques Lequeu - Chat de la liberté : d'après nature
Plume et lavis de couleurs
Source : Gallica/BnF








23/12/2018

Ronde de nuit : Samedi soir en attendant mieux


Rob Rowland - Memory Lane




Et les chats vont respecter, avec un peu d'avance et même un petit retard, la trêve des confiseurs. Arrêtons un moment la machine à coudre...




Karel Reisz - (les premières minutes de) Saturday night and Sunday morning, 1960 
"All the rest is propaganda"
Mis en ligne par Craig Doughty




...en attendant de revenir (peut-être) pour l'épiphanie.




Et de Rob Rowland, déjà.

22/12/2018

Extérieur jour : Brosch, encore


Klemens Brosch - Badesteg / Ponton de bain, 1911
Aquarelle

21/12/2018

Portrait craché : Oh Lord


Rockwell Kent - Autoportrait (It's Me O Lord), 1934
Lithographie

20/12/2018

Regarde la route : piano piano


Autoroute A9 à la hauteur de Bessan, décembre 2018
Pianiste : Jérôme Medeville
Réalisation/Images/Montage : Sylvère Petit
Musique : Laurent Fellot
Mis en ligne par Les arts buissonniers

19/12/2018

Fantômes à la rencontre : l'indice


Ill. de couverture pour Herman Pinetti,  Second sight secrets and mechanical magic, Dunham Press, Bridgeport, Connecticut, 1905
Via Nemfrog

18/12/2018

Signes et prodiges des années 30 (petite et grande histoire du gaz, #3)


Masao Horino - Exercice d'alerte au gaz, défilé de petites filles avec masques, Tokyo, 1936-1939
Via Un regard oblique






dans les photos de famille (1) de M. Chat, ca 1930
(déjà postée par ailleurs) 













17/12/2018

L'art de la rue : Nelson et Joe


John Thomas Smith - Joseph Johnson (Black Joe), 1815
Dessin repris dans Vagabondiana, or Anecdotes of mendicant wanderers through the streets of London: with portraits of the most remarkable, drawn from the life, London, 1817




Dans Vagabondiana, Smith a documenté les mendiants et chanteurs de rue du Londres des années 1810. Ici, l'estampe représente Joseph Johnson dit Black Joe, ex-marin noir devenu infirme suite à un accident et qui, ayant seulement servi dans la marine marchande, n'avait pas droit à une retraite et ne pouvait non plus prétendre au secours paroissial, n'étant pas anglais de naissance. Pour vivre il chantait dans les rues de Londres et portait sur sa tête un modèle du HMS Nelson (1), "auquel il donnait l'apparence de voguer sur les flots en s'inclinant pour remercier ou en se penchant pour quémander à une fenêtre".

Que chantait-il ? Ce qui pouvait plaire, pas de vrais chants de marins mais des poésies populaires comme The Storm de George Alexander Stevens...


Cease, rude Boreas, blust'ring railer!
List, ye landsmen, all to me;
Messmates, hear a brother sailor
Sing the dangers of the sea;
From bounding billows first in motion,
When the distant whirlwinds rise,
To the tempest-troubled ocean,
Where the seas contend with skies.




...The British Seaman’s Praise...







...ou des chants patriotiques comme The Wooden Walls of England


On estime à 20.000 personnes la population noire du Londres de l'époque, et parmi eux probablement, nombre de marins ou d'ex-marins, même de la Royal Navy comme celui qu'on voit tendant la main en direction du tireur, dans La mort de Nelson :



Daniel Maclise - La mort de Nelson, 1859-64, Détail



...et, moins héroïsés, ceux qui tendaient aussi la main pour mendier, parmi tous les buskers (2) de Londres.



Busker joueur de saxophone, Millenium Bridge devant St Paul, Londres
Mis en ligne par hphoto











(1) Le vaisseau de Nelson était le Victory. Le HMS Nelson était un vaisseau de 120 canons, lancé en 1814.

(2) Musiciens et chanteurs de rue.

16/12/2018

Regarde la route : à l'ouest rien de nouveau (petite et grande histoire du gaz, #2)


Louis Sabattier - Notre armée noire sur la Côte d'Azur - Les troupes sénégalaises en manœuvre : " Alerte aux gaz " !
Dessin pour L'Illustration du 22 Septembre 1917



"Sous les pins, un bataillon tout entier, sur pied de guerre, avec casques, sacs, bidons, boîtes à masques, fusils-mitrailleurs, tromblons et mitrailleuses, évolue en terrain varié. Arrivés au bord de la route, le fossé figurant une tranchée, les tirailleurs se disposent à faire feu. Soudain un ordre est donné : « Alerte aux gaz ! » En un clin d'œil les masques sont tirés de leurs boîtes et assujettis sur les faces noires. Le colonel chargé de l'instruction assiste à la manœuvre. C'est un vieux colonial blessé gravement deux fois depuis le début de la campagne et qui va "y retourner" sitôt guéri... Il avise un Sénégalais qui n'a pas mis son appareil, va à lui et lui demande pourquoi : — « Moi y en a pas content mettre ça sur mon tête », reprend le nègre. 
 «  Oui, mais, explique le colonel, si toi y en a pas mettre ça sur ton tête, toi y en a mort ! »  «  Y a bon », dit l'autre, et docilement, quoique avec répugnance, il s'emprisonne le museau dans le grotesque sac dont tous ses compagnons sont déjà affublés."





Les masques dessinés par Sabattier semblent être des masques de modèles LTN/TNH, fournis à partir du printemps 1916. Voir à ce sujet cet excellent site consacré à la guerre des gaz en 1914-1918.

On y apprendra (entre autres) que si la date généralement retenue pour une première utilisation des gaz de combat est celle de la seconde bataille d'Ypres - le lâcher de chlore par l'armée allemande le 22 avril 1915 - c'est l'armée française qui fut la première à utiliser en 1914 des projectiles et des grenades au bromacétate d'éthyle.



Grenade suffocante de l'armée française, modèle 1914



Le bromacétate d'éthyle (auquel ont succédés les gaz CN et CS utilisés aujourd'hui) c'est tout bonnement le lacrymogène - celui qui est interdit en tant qu'arme de guerre par la Convention internationale sur les armes chimiques, mais autorisé par la même Convention, dans son article 9 paragraphe d, pour





Autrement dit, vous ne pouvez pas utiliser la fameuse grenade GLI-F4, par exemple, contre ces gens-ci :



Un groupe de Marines posant devant un insigne identifié par les services de communication de l'armée états-unienne comme celui de l'unité "Sniper Scout", Septembre 2010


mais vous pouvez l'utiliser contre ces gens-là :



Manifestation parisienne, 24 novembre 2018



Bien. Mais revenons à notre bataillon de tirailleurs sénégalais. Pourquoi la Côte d'Azur, direz-vous ? Eh bien parce que les quelque 200.000 soldats d'Afrique Occidentale Française qui furent levés pour la première mondiale transitèrent en grande partie, à partir de 1916,  par le camp de Fréjus-Saint-Raphaël, vous savez, celui de Prévert


Esclaves noirs de Fréjus
tiraillés et parqués
au bord d’une petite mer
où peu vous vous baignez
Esclaves noirs de Fréjus
qui évoquez chaque soir
dans les locaux disciplinaires
avec une vieille boîte à cigares
et quelques bouts de fil de fer
tous les échos de vos villages
tous les oiseaux de vos forêts
et ne venez dans la capitale
que pour fêter au pas cadencé
la prise de la Bastille le quatorze juillet

Enfants du Sénégal
dépatriés expatriés et naturalisés
Jacques Prévert - Etranges étrangers, in Grand Bal du Printemps, 1951



et celui dont Lucie Cousturier parle dans Des inconnus chez moi, dont je recommande, s'agissant de ce fameux Moi y en a..., la lecture des pages suivantes :


  
Lucie Cousturier - Des inconnus chez moi, 1920
ch.VIII, Le portrait de la lune




A propos des larmes artificielles, autorisées ou non, on peut se documenter ici ou .

Et de Sabattier déjà, ici et .