
...déesse de tout ce qui coule avec facilité, et donc de l'éloquence, de la musique et du biwa.

Andrew Wyeth - Adrift, 1982













Le cœur sur l'arbre vous n'aviez qu'à le cueillir,
Sourire et rire, rire et douceur d'outre-sens.
Vaincu, vainqueur et lumineux, pur comme un ange,
Haut vers le ciel, avec les arbres.
Au loin, geint une belle qui voudrait lutter
Et qui ne peut, couchée au pied de la colline.
Et que le ciel soit misérable ou transparent
On ne peut la voir sans l'aimer.
Les jours comme des doigts repliant leurs phalanges.
Les fleurs sont desséchées, les graines sont perdues,
La canicule attend les grandes gelées blanches.
A l'œil du pauvre mort. Peindre des porcelaines,
Une musique, bras blancs tout nu.
Les vents et les oiseaux s'unissent — le ciel change.
Paul Eluard - Capitale de la douleur





Gustav Wallen - La maison mortuaire, circa 1892,



Frantisek Simon - Le quai Voltaire en hiver
Frederic, lord Leighton - The antique juggling girl
Ferdinand Loyen du Puigaudeau - Ombres chinoises, le lapin, 1895