24/09/2011

La forme d'une ville : Berlin


Mentalgassi - Installation de rue à Berlin 
Source



Les chats partent pour Berlin, avec la camionnette. Retour vers le 8 septembre.

Voir le blog de Mentalgassi.

23/09/2011

Précoce automne : Inness


George Inness - Early autumn, Montclair, 1891
Delaware art museum
Via Daily artist

22/09/2011

L'art de la fenêtre : Carus


Carl Gustav Carus - Pièce avec balcon et vue sur la baie de Naples, 1829-30  
Alte Nationalgalerie, Berlin
Via amare-habeo

20/09/2011

Ciel... Needell


Philip Needell - In the doldrums, 1928
Via Modern Printmakers

19/09/2011

Ronde de nuit : Warren Criswell


Adventure most unto itself
The Soul condemned to be;
Attended by a Single Hound --
Its own Identity.

(Emily Dickinson)

Warren Criswell - The Crossing

Mis en ligne par Warren Criswell


Voir le site de Warren Criswell

16/09/2011

Le greffe : Traylor


Bill Traylor - Blue cat, 1939-1942
Source (via or whatever)



William Traylor naît esclave en 1854 en Alabama, dans la plantation de George Hartwell Traylor. Une fois libérée, sa famille reste sur la plantation, comme tant d'autres sharecroppers (métayers). A partir de 1939, William Traylor s'installe à Montgomery où il travaille d'abord sans une fabrique de chaussures - puis, atteint de rhumatismes, il doit se contenter de l'aide sociale, dormant dans l'arrière-boutique d'un entrepreneur de pompes funèbres. Il a quatre-vingt-six ans. Et là, durant la journée, assis sur le trottoir de Monroe street...




...il dessine ses souvenirs de la ferme et tout ce qu'il voit, animaux et scènes de la rue. Sur des bouts de carton.




En quatre ans, il produit 1200 à 1500 dessins qui seront recueillis par Charles Shannon, un peintre blanc qui le remarque, le soutient financièrement et organise quelques expositions. 


Bill Traylor - Talking couple, ca 1940


Vers 1946 Traylor est atteint de gangrène à une jambe et amputé, il meurt en 1949. On peut lire une biographie plus complète ici et voir quelques dessins ou , ou encore .



 Source : Pour la Gloire



Charlie Patton - Some These Days I'll Be Gone
Mis en ligne par TheBluesfan12

15/09/2011

Les vacances du bestiaire : tous aux remparts !



L'indépendant et La Dépêche, éditions de Carcassonne du 3/9/2011



M. Chat - Tu as voulu voir Carcassonne...

Mme Chat (blottie derrière un merlon) - C'est affreux... le danger peut indifféremment fondre du haut des airs ou surgir des profondeurs...

M. Chat (d'un œil inquiet, il inspecte les hourds) - Gardons espoir... Cette fière cité a survécu à Charlemagne,  Simon de Montfort et Saint Louis, au Prince Noir, au mildiou et même à Viollet-le-Duc...

Mme Chat - Et moi qui croyais que c'était la Crise qui nous menaçait...

M. Chat (soudain pensif, le regard perdu dans le lointain) - Mais il existe une menace bien plus grande que la Crise, les frelons ou les rats...

Mme Chat (elle se recroqueville encore) - Laquelle ?

M. Chat - Je me souviens d'une réplique, dans la bouche du Dernier Grand Acteur National...

Mme Chat (elle se redresse brusquement) - Gérard Depardieu ?

M. Chat - Lui-même, dans un film du Dernier Grand Réalisateur National...

Mme Chat (redevenue elle-même) - Maurice Pialat ?

M. Chat - Et qui d'autre ? Dans Loulou, donc...

Mme Chat (ses pupilles se rétractent) - Ah, le blouson de cuir de Depardieu dans Loulou... Mais où sont les neiges d'antan ?

M. Chat - ...Depardieu, se désintéressant pour quelques secondes d'Isabelle Huppert, allume la télé...

Mme Chat - Quel homme...

M. Chat - ...sur une quelconque dramatoque de science-fiction - on ne voit pas l'image mais on entend quelque chose comme "les envahisseurs nous menacent" et il éteint l'appareil en prononçant ces mots d'une grande actualité : ...

Mme Chat - Je brûle de les entendre...

M. Chat - ..."C'est la connerie qui nous menace".

Mme Chat - Comme c'est vrai !

Premier chaton - Père, gardez vous à droite !

Second chaton - Père, gardez vous à gauche (1) !






(1) Le Prince noir, toujours lui...

14/09/2011

L'art du balai : à la personne




Tous les matins sur le coup de huit heures
Largo do Chiado à Lisbonne
elle  balaie, elle fait place nette
pour les touristes.
Juste après ils viendront s'asseoir
où le guide leur dit que venait le poète
café A Brasileira, sur la chaise de bronze
pour lui tenir la main 
et la photographie.




Não me preguem no braço !
Ne me prenez pas le bras !
Não gosto que me preguem no braço. Quero ser sòsinho.
Je n'aime pas qu'on me prenne le bras. Je veux être seul.
Já disse que sou só sòsinho !
Je l'ai déjà dit, je suis seul !
Ah, que maçada quererem que eu seja de companhia !
Ah, la barbe, que l'on me veuille de bonne compagnie !

Fernando Pessoa, Lisbon revisited, 1923.
Poésies et proses de Álvaro de Campos publiées du vivant de Fernando Pessoa, trad. Dominique Touati, La Différence éd. 1989.

Et ce soir il y aura fête
on boira de la bière
toute la nuit 
dans les petites rues qui vont à Bairro Alto.
Le lendemain
elle balaiera.




Comme on sait, Pessoa veut dire en portugais Personne. En un sens, la balayeuse de Pessoa effectue un service à la personne - sur ce sujet, une lecture intéressante :




(et une critique ici).




13/09/2011

Brillez lanternes de papier : Fukushima



Lâcher de ballons en papier à Soma, préfecture de Fukushima, le 11 septembre 2011
Mis en ligne par sekinegg


Le 11 septembre était aussi un anniversaire au Japon : six mois après Fukushima. La dernière carte de contamination publiée par le MEXT date à ce jour du 11 août, mais les données de relevé plus récentes peuvent être consultées ici

Petite coïncidence, la Nuclear Regulatory Commission (NRC) états-unienne a récemment communiqué au public un état des mesures de sécurité demandées à l'industrie nucléaire après les événements du 11/09/2001 (via All Things Nuclear). 

On y apprend que la mise en conformité, initialement prévue au 31 août 2002, a attendu quelque six ans de plus suite aux atermoiements des opérateurs...